Commentaire de bakerstreet
sur Point d'histoire : 1914
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Zen
Bien le salut
Personne ne voulait vraiment la guerre, mais personne n’était vraiment contre. Mis à part peut être Jaurès et quelques seconds couteaux.
Pas les anglais non plus, qui voulaient terrasser l’aigle allemand , qui prenait de plus en plus ses ailes et son envol, surtout sur le plan industriel, remettant en cause son leadership.
Toutes ces choses sont connues et répétées par les candidats au bac.
Beaucoup d hypocrisie, d’opportunisme, de vanité, et nationalisme, d’optimisme béat, toutes ces petites raisons ont triomphé de la grande raison de ne pas y aller, de freiner des quatre fers.
Toutes les raisons que vous donnez et qui ont été donné par différents analystes ne s’opposent pas, elles se complètent. Notons l’importance de la guerre de 70, et cette fameuse dépêche D’Ulm, un leurre crée par les allemands, et dans lequel fonça Napoléon trois, pour déclencher le conflit : Guerre courte, marche sur Paris, indemnités de guerre exorbitantes exigées aux français, pour tout de même crée le terrain idéal des deux cotés pour tenter de remettre ça.
Le traité de Versailles fut souvent critiqué comme étant la cause de la guerre de 39. C’es vrai, mais c’est oublier un peu vite, que le pays n’eut pas trop le choix en 18 : Une dizaine de départements ravagés, impropres à la culture. Il aurait fallu alors un plan Marshall international.
Je trouve que les propos sur intransigeance française en 18 est un peu facile, après deux guerre, celle de 70 et de 14, qui explique autant d’ailleurs la fatigue, l’envie de ne plus y aller dans les années 30.
Plus d’une fois, j’ai entendu des amis profs, se désoler de Munich, de la couardise des franco anglais. Je ne pouvais que leur faire remarquer que j’étais seul de toute la bande à avoir fait mon service militaire....
C’est vai qu’il y eut deux manches, et la belle.....
Avec à chaque fois, le même scénario : Le débordement vers la Belgique, le blitz krieg, en 14 comme en 39. Prendre Paris vite et bien. Raté pour 14...
On remettra ça en 40 ; mais il n’y eut pas de commune comme en 70...
L’histoire ne hoquète pas toujours, elle a des contrepoints.
On est surprit devant la répétition des choses, de l’imbécillité et de l’arrogance des élites. De la puissance de quelques paranoïaques qui déconnectent l’intelligence des soit disant élites intellectuelles.
Avez vous entendu parlé de la publication des carnets noirs d’Heidegger, il y a quelques mois, et qui ont déclenché un séisme en Allemagne. Cette fois, on ne peut plus se voiler la face : Ce type n’était pas seulement un lâche, mais un théoricien du mouvement nazi.
Je déborde un peu et je tire des bords, mais comment faire un clivage entre ces deux guerres, qu’on pourrait finalement envelopper dans le même paquet cadeau ( une mèche dépasse attention) la guerre de 14-45.
On ne perdra pas son temps en lisant « le monde d’hier », de stefan sweig.
Une étrange défaite, de Marc Bloch.
Sinon, en ce moment je lis les romans policiers de Philpp Kerr, très intéressants car ils prennent comme cadre le berlin des années trente, avec pour héros, un flic qui a fait la guerre de 14 et assiste à la montée de la couleur brune.
