Commentaire de bakerstreet
sur Point d'histoire : 1914


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bakerstreet bakerstreet 28 avril 2014 14:31

Coinfinger


Le malheur vient de très loin, et des imbéciles qui avec une belle casquette et un uniforme, parviennent à soumettre les autres à leurs idées. 
On n’arrêtera pas de refaire l’histoire. Mais il est sûr que ces analyses sont souvent exemptes de ce qui nous dérange. Dans les années 30, beaucoup jugent l’Adolphe comme le meilleur rempart contre le communisme. 

Pétain non seulement serre la main du dictateur, mais veut se rallier davantage et propose d’être encore un plus proche allié : Ce type ne réalise t’il pas tout ce que la droite nationaliste en France a rêvé de réaliser ? 

Il aurait fallu très peu de choses pour que notre pays ne bascule pas avant le début des hostilités, dans une guerre civile, comme en Espagne. 

L’union sacrée, dans un premier temps autour de Pétain, en dit long sur l’état de sidération qui peut secouer non seulement un individu, mais aussi un pays, quand un événement traumatisant arrive. 
Au point d’abandonner toute capacité d’analyse, toute prudence, de laisser parler uniquement son corps tremblant
Facile ensuite à froid de refaire le match, quand on sait ce qu’il advint. De se dire qu’on aurait fait parti des bons, des clairvoyants.
Mais en 40, la messe est dite. Personne ne croit en un retournement en quatre cinq ans. Il est clair que l’Allemagne a gagné la guerre. 
Seule la folie d’un homme et d’un système a rendu ensuite possible la défaite. 
Au grand dam de ceux qui s’étaient trop avancées, qui avaient tiré des chèques sur l’avenir. 
A ce titre on peut dire que De Gaulle fut comme un miracle à tous les niveaux !
Voir la France siéger parmi les vainqueurs fut pour beaucoup dur à avaler !

Pour en revenir au mythe de la défaite et du pétainisme, on pourra relire Paxton, bien sûr, avec « la France de Vichy », qui fut une bombe, quand le bouquin parut, en 71 je crois. Les mythes autour de la défaite, inventés par Pétain, ont malgré tout la vie dure, et continuent d’exister : La défaite, n’est pas liée à la qualité de l’armement mais bien à la bétise de l’élite militaire, qui se méfiait entre autres des « rouges », au point de donner des armes sans munitions aux soldats, ou de ne pas armer les chasseurs, restés dans les hangars. Analyse sidérée de Marcel Bloch, officier de réserve rappelé sur le front, dans « une étrange défaite »

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