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Commentaire de hommelibre sur Le vide masculin - AgoraVox le média citoyen

Commentaire de hommelibre
sur Le vide masculin


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hommelibre hommelibre 9 mai 2014 23:29

@ tf1 groupie :

Votre question est au coeur d’une controverse. D’une part, quel est la prévalence de la violence contre les hommes, et d’autre part les chiffres des violences femmes-hommes sont-ils fiables ?

Il faudrait d’abord définir clairement les actes considérés sous ce terme, ou séparer précisément les degrés de violence. Les coups, répétés, entrainant des lésions graves, sont une catégorie. Une gifle occasionnelle est une autre catégorie. La surveillance du téléphone une autre. La critique systématique dénigrante une autre. Amnesty considérait il y a quelques années, dans une liste de question, que la simple critique vestimentaire était déjà de la violence. Ce n’est pas possible. Dans le domaine des agressions sexuelles, le fait de solliciter une femme dans la rue ou d’avoir un regard prolongé est déjà considéré comme une agression : c’est gravement excessif. Je m’oppose clairement à cela. On doit désigner des actes précis et dont la gravité ne fait aucun doute. Le reste fait partie des choses à gérer.

La tendance depuis 14 ans est à l’amplification quantitative des actes, et à la dramatisation de situations critiques dans le couple sans qu’il y ait de réelle violence.

Les chiffres en principe les plus fiables devraient être ceux de la justice, donc des condamnations. Les plaintes à la police, les appels au 3919, ne sont pas des preuves. On dit que seules 1/3 ou 1/4 ou 1/10 des personnes dénoncent les violences. Peut-être, on n’en sait rien. Ce sont des hypothèses, à partir desquelles on extrapole.

Par exemple, il y a 1’800 condamnations environ pour viol. Mais on annonces 75’000 ou 85’000 viols. Cela signifierait que 2% environ des viols seulement sont condamnés. C’est ce qui se dit, à partir de la lecture de 85’000 viols éventuels. Mais ce chiffre étant une extrapolation, son utilisation à l’inverse ne prouve rien.

Comment arrive-t-on à extrapoler ? A partir de questionnaires ou sondages d’auto-déclaration. La personne déclare avoir été victime, sans avoir à fournir de détails ou de preuve. Donc c’est au ressenti ou à l’interprétation de la personne sondée. Si le questionnaire est mené par quelqu’un, l’enquêteur ou l’enquêtrice peut amener, orienter, induire, par un commentaire ou une intonation. Et aujourd’hui, avec le matraquage et le discours de victimisation, même un questionnaire fait tout seul est imprégné des déclaration publiques, ou bien il l’est dans la tête de la personne.

Aujourd’hui toute cette question est contaminée. Il y a à mes yeux peu de chiffres fiables.

Sur la violence faite aux hommes, elle est toujours mise en balance comme vous le faite : on minimise celle faite aux femmes si on en parle. La violence familiale est une chasse gardée. Cependant on a des chiffres. En France, 25 à 30% des victimes seraient masculines. Au Canada, qui étudie cela en détail depuis presque 20 ans, la violence est symétrique. En Suisse 20% des plaintes sont déposées par des hommes.

http://www.statcan.gc.ca/pub/85-224-x/2010000/part-partie1-fra.htm

Une étude qui compile d’autres études, sur un échantillonnage de plus de 370’000 personnes aux Etats-Unis depuis 30 ans, montre que la violence est symétrique.

http://www.csulb.edu/ mfiebert/assault.htm

Donc on n’est pas devant un phénomène mineur mais au contraire d’une certaine ampleur. Tout en relativisant : selon diverses sources les violences graves ne touchent pas plus de 1 à 2 % des personnes.

Les mêmes réserves sur ces études peuvent être faites concernant les hommes comme les femmes.

Enfin on constate que certaines formes de violences sont communes, d’autres sont plus genrées. Si les meurtres sont plus masculins, les fausses accusations sont plus féminines (proportion : environ 8% selon le FBI, et jusqu’à 40% delon une étude faite dans une ville américaine).

A lire :

http://hommelibre.blog.tdg.ch/media/01/02/574129005.pdf

L’affaire des fausses accusation dans l’Education nationale y est mentionnée : 73% de faux.

Tout est discutable, et contrairement à certaines campagnes il n’y a pas une homme sur 5 ou sur 3 qui est un tabasseur ou un violeur.


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