Commentaire de Renaud Delaporte
sur ALSTOM : une seule solution, la Nationalisation !
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Pour rester poli, quelques exemples entre la France et l’Allemagne dans les années 50 :
- taxe sur les voitures 33% en France, 20% en Allemagne + différentiel sur le prix des carburants en faveur de l’Allemagne. Disparition des voitures de luxe en France, résurgence en Allemagne. Pour 4 cylindres en France, on en achetait 5 en Allemagne. Résultat : vaste effet d’expérience en faveur des voitures allemandes. Elles n’auraient pas pris le marché, par hasard ?
- taxe à l’essieu en France, pas en Allemagne. Berliet a mangé sa chemise (bouffé ses marges dans son budget RD) en essayant de construire un poids lourd avec un essieu moteur de 13 tonnes (voir tableau). C’est là que l’on s’est rendu compte que personne ne sait faire aux prix du marché occidental ! Racheté par Renault (avec l’argent du contribuable). Pendant de temps, tous leurs concurrents : MAN Mercedes, Volvo, mettaient au point le châssis lourd trois ou quatre essieux qu’ils utilisent toujours dans les engins de TP, générateurs de marges. Résultat : toute l’industrie du poids-lourd perdue. Superbe exemple de l’effet dévastateur d’une taxe.
- la même usine sidérurgique de part et d’autre de la frontière (même proprio) : déficitaire en France, bénéficiaire en Allemagne. Forcément, on charge la filiale française pour faire passer les bénefs là où ils sont moins taxés.
Et cela, bien avant la mondialisation.
Trop d’impôts ne profitent qu’aux banques. Les exemples existent, par milliers.
Et quand le déplacement d’un seul point d’impôt suffit à détruire des emplois par milliers (dans l’aide à la personne : 16 000 emplois perdus ces derniers mois alors que la demande augmente et que l’implication dans le budget familial n’atteignait qu’environ un point) et que l’on vient me balancer des aphorismes pour me faire la leçon et me dire qu’il faut pas penser que l’impôt puisse être une connerie, là, oui, je perds ma politesse.
Au fait, vous êtes pour ou contre les marteaux ? Parce qu’un tout petit coup sur la tête peut remettre les idées en place, mais si on frappe fort, ça tue. L’impôt, c’est la même chose : quand on n’en connait pas les dangers, on n’y touche pas.
