Commentaire de morice
sur Le Débarquement, une invasion !?
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la phrase de trop ici est celle-ci
Mais les bombardements de l’été 1944 à Caen, au Havre et à Rouen, où le nombre de civils tués bat des records (environ 2.000 morts chacune), sont beaucoup plus meurtriers, car contrairement aux ports de l’Atlantique, ces villes n’avaient pas été évacuées, précise M. Knapp.
« Très peu de gens auront les tracts lancés par les Américains le 6 juin au matin pour avertir les civils », selon M. Quellien.
En Normandie, « il y a une volonté de raser les villes », ces carrefours routiers et ferroviaires, pour retarder l’arrivée des renforts allemands, précise M. Quellien.
Et « le 6 juin, ce n’est pas une ville, c’est tout une ceinture » de villes dont la destruction est visée, comme Lisieux (rasée à 75%), Pont L’Evêque, Argentan, Falaise, Condé-sur-Noireau (95%), Vire, Saint-Lô (77%) ou Coutances, souligne M. Quellien.
A Caen, l’objectif des Alliés n’est pas au départ de raser la ville, mais les cibles visées ne sont pas atteintes et les avions s’y reprennent à plusieurs fois. A sa libération le 9 juillet, la capitale régionale est détruite à 73%.
ce qui est à mettre en cause c’est le rôle militaire de ces bombardements : or il ’ont pas servi à ce à quoi ils devaient servir :
Face à ce que le chef de réseau Hubert de la Garde, qualifiera dès mai 1944 de « travail d’ivrogne », la question de la pertinence des bombardements est posée.
« Tous ne sont pas inefficaces. Cela a marché parfois mais malheureusement pas très souvent. Saint Nazaire, Lorient, Le Havre, on n’en voit franchement pas la justification », pense M. Knapp, interrogé par l’AFP. Le « rendement » des bombardements de Caen pose question aussi, selon lui.
