Commentaire de Jean-Michel Lemonnier
sur La pensée unique dans la presse
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On est d’accord sur ces « ambitieux ». Disons que « trotskiste » est un terme générique. Il y a, tout de même, l’idée d’imposer un nouvel ordre à l’échelle mondiale, un monde pacifié, certes avec un résultat qui serait différent...
Ensuite, certains de ces gauchistes (considérés comme tels si on recontextualise) ne sont pas à proprement parler des renégats dans le sens où ils n’ont rien trahi (sinon manipulé les utopistes sincères, guidés par un excès de naïveté à l’époque et qui ont suivi ces subversifs). Il n’y a rien de paradoxal avec le fait de dire qu’ils n’ont rien trahi dans le sens où ils avaient « une mission » : faire tomber les qqs barrières morales qui restaient à l’époque pour faire tourner la machine capitaliste à fond.
ça c’est le « noyau mandaté », sans imaginer, bien sûr, que cette « avant-garde » puisse avoir été financée par « l’étranger »...
Il y a autre chose : cette « gauche » qui dit n’avoir à se reprocher (comme les premiers finalement) et qui pense d’être investie d’une mission historique en faisant triompher ce qu’elle considère comme les « forces du progrès ».
On pense au scientiste Bourdieu et sa volonté d’éradiquer ce qu’avant lui des sociologues US ont désigné comme « culture bourgeoise » (celle qui formait les esprits). Un objectif : fabriquer de l’abruti à la chaîne...
....à Marcuse assignant au consommateur de la "classe moyenne« occidentale un statut de »révolutionnaire" et puis Lacan : « Plus vous serez ignoble, mieux ça ira »...
...Et toute la smala déconstructiviste (Derrida, Foucault...) en général.
On est toujours sur cette séquence. Les précédents cités ont fait des petits (cf. infra). La « gauche » c’est ça aujourd’hui...Ces postmodernes n’ont pas rompu avec l’esprit moderne du XVIIIe s. puisque celui-ci portait en germes toutes ces expressions de « pathologies » de fin d’âge sombre.
Et vous avez toutes ces petites baronnies, ces ignobles petits tyrans progressistes pour maintenir ce système en place. Et tout en versant une petite larmichette sur les pauvres, les conséquences du « néo-libéralisme » (le libéralisme finalement), ils cautionnent ça :
http://www.liberation.fr/livres/2008/10/14/tete-a-queue_114997
On
se fout de sa vie privée. Elle fait ce qu’elle veut. Seulement, ce
discours est dans son essence même être celui du Medef. Eh oui...Se
faire
traiter comme ceci ou comme cela de « manière aléatoire » en fonction
des désirs de tel un ou tel autre, c’est un discours de bon gros
capitaliste...ou de fasciste...le
discours de cette gauche telle qu’elle est aujourd’hui...
