Commentaire de Claudec
sur Pauvreté et transition démographique
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@ prolog (---.---.---.222) 17 août 10:46
Votre réaction démontrant que vous n’avez pas accordé à mes explications une attention suffisante – à supposer que vous m’ayez lu –, j’en suis au moins rassuré concernant ce qui aurait pu être un manque de clarté de ma part.
Je reviens néanmoins
sur l’essentiel : La pyramide n’est pas un « dessin de
truc ». C’est un volume géométrique connu de tous, dont il se
trouve qu’il représente parfaitement, bien que schématiquement, la
structure de notre société et l’empilement de ses membres dans leur
interdépendance. Rien d’ésotérique ni de divinatoire, ni même
d’original, en cela, simplement le recours à un dessin dans le
respect de l’adage selon lequel, un petit dessin vaut mieux qu’un
long discours.
Quand à considérer
que mon raisonnement ne s’appuirait pas sur des faits :
- Que la richesse et la pauvreté soient des données relatives existant l’une par l’autre, n’est-ce pas un fait ?
- Que la population mondiale soit passée de 250 millions à 7 milliards en 2 000 ans, n’est-ce pas un fait ?
- Le nombre de pauvres profonds, qui s’élève à 1 milliard et demi de nos jours, alors que le nombre total d’êtres humains 20 siècles auparavant était de 250 millions, toutes conditions confondues, n’est-ce pas un fait ?
- Que le nombre de pauvres soit largement supérieur au nombre de riches, n’est-ce pas un fait ?
- Que les pauvres enfantent des pauvres (comme d’ailleurs les riches enfantent des riches), n’est-ce pas un fait ?
- Que les taux de natalité observés chez les pauvres soient deux à trois fois celui observé chez les riches, n’est-ce pas un fait ?
- Que pour ces raisons le nombre de pauvres croisse toujours davantage et plus vite que celui des riches, n’est-ce pas un fait ?
- Qu’à volume inchangé, la base d’une pyramide se réduise lorsque son sommet s’élève, n’est-ce pas un fait ? (démontrant que plus la richesse collective est élevée, moins les pauvres sont pauvres même si vous ne voyez dans ce mécanisme que l’enrichissement de ceux qui en ont le moins besoin).
- Que moins de richesse ait pour contrepartie davantage de pauvreté, et inversement, n’est-ce pas un fait ? (au point d’en être une lapalissade que seul les esprits fermés peuvent nier).
- Etc.
Je pourrais énumérer
bien d’autres faits (et réalités) objectivement
constatables par le premier venu, sur lesquels portent mon
observation et se fonde ma réflexion, hors de toute croyance ou
idéologie et sans que s’y mêlent des considérations
plus ou moins doctrinaires.
Ces dernières sont
en effet incompatibles avec une observation neutre, puisqu’elles
résultent de sentiments aussi fréquemment que
sommairement dictés aux hommes par leur angoisse existentielle, leur
révolte contre les injustices de la vie, la compassion (à l’égard
d’autrui mais d’abord d’eux-mêmes), et parfois un certain romantisme
nostalgique à la Zola, sans oublier l’envie, voire la jalousie.
Quand des faits se mêlent à ces sentiments, il faut en effet
observer qu’ils sont associés à un jugement de valeur qui les prive
de l’objectivité nécessaire à une saine réflexion. Ainsi, quand
vous dites que « les pauvres travaillent pour engraisser les
riches », c’est omettre qu’ils travaillent d’abord pour eux-mêmes.
C’est omettre aussi le travail de ces riches eux-mêmes et surtout,
leur esprit d’entreprise (avec l’imagination, la prise de risque,
l’ambition etc. qu’il requiert) et qui précisément fournit aux
pauvres le travail qui les fait vivre.et finance un progrès
profitable à tous.
Que les conditions
du partage de ces richesses laissent fortement à désirer, c’est une
tout autre affaire, qu’une croissance incontrôlée de la population
ne fait toutefois qu’aggraver, quoi qu’il en soit de la transition
démographique.
