Commentaire de diogène
sur Le 19 août 1953
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La nationalisation du pétrole algérien n’a pas du tout le même caractère ni les mêmes conséquences que celle de l’Iran.
En juillet 1965, la coopération entre l’Algérie et la France pour exploiter le pétrole saharien est redéfinie suite à l’arrivée au pouvoir de Boumediene. Après de longues négociations, un accord est trouvé qui prévoit un maintien des concessions existantes à la condition que la France accepte de réinvestir en Algérie 50% des recettes tirées du pétrole algérien et renforce son effort de prospection.
Six ans plus tard, Alger décrète que cette convention n’a pas été respectée pour justifier la nationalisation des avoirs français (aucun nouveau forage n’avait été réalisé).
Dans les faits l’Algérie était devenu un membre actif de l’Opaep, organisation regroupant depuis 1968 les pays arabes exportateurs de pétrole.
La décision de l’Algérie a été lourde de conséquences pour la France qui payait en francs les pétroles venus d’Algérie et était ainsi assurée de commandes de retour, mais elle n’a pas pas défrisé les compagnies américaines, puisque les nouvelles transactions se faisaient en dollars.
