Commentaire de antoine (Montpellier)
sur Mélenchon prend de la distance pour en appeler directement au peuple, le Front de Gauche reste éclaté...
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Sur la sincérité il n’y a trop rien à dire. C’est sur l’attitude générale et l’orientation qu’il faut poser les questions selon moi. Et là il y a matière à discuter : je renvoie à d’autres articles que j’ai publiés ici ou là (taper Antoine (Montpellier) sur google) mais il ressort que le piège dans lequel Mélenchon est tombé était dès le début dans son incapacité à surmonter la quadrature du cercle de la radicalité et de l’institutionnalisme : cela a donné une campagne présidentielle toute en prise de la Bastille en compagnie de gens (du PC) qui géraient loyalement les collectivités locales avec le PS. Malgré « Hollandréou », lisez le refus qu’opposa Mélenchon dès après la présidentielle à tout travail de préparation d’une opposition à la nouvelle majorité. J’ai écrit là-dessus à partir du concept de « la gauche édredon » (http://npaherault.blogspot.fr/2012/06/point-de-vue-le-front-de-gauche-face-au.html) : JLM et le PG voulaient laisser respirer le nouveau gouvernement. Par la suite cela a été une série d’atermoiements entre les « gestionnaires » (PC) et les « radicaux » (mais qui ne l’étaient qu’en paroles : PG). Les autres (Ensemble, etc.) ont fait de la figuration. Ce n’est que pour les dernières municipales que « ça a bougé » et que ça a éclaté : trop tard le FdG faisait du surplace pour avoir essayé d’être une auberge espagnole de la politique, il a fini par éclater. La question est : pourquoi JLM s’est-il réveillé si tard ? Mon avis : parce qu’il reste marqué par son histoire d’homme d’appareil, d’opposition interne à l’appareil du PS, qui a pensé qu’on pouvait avancer, hors PS, en verrouillant le FdG par encore des appareils où les dirigeants pilotaient « les masses mobilisées ». Regardez quelle autonomie effective a été reconnue aux « assemblées citoyennes » pour « décider » au plus haut niveau : aucune. Tout a été « emballé » par une direction bicéphale qui ne pouvait accepter de se laisser déborder par sa base. L’autre problème lié à l’institutionnalisme : le rapport aux luttes, en dehors (en fait en rapport avec) des petits jeux parlementaires où le FdG a mis les mains et les pieds. Lisez bien les textes d’orientation et rapprochez aux pratiques : le mouvement social est second par rapport aux élus. L’hommage aux luttes n’est que cela, un hommage. Rien dans le FdG n’a été fait, n’est fait pour que les militants travaillent à les faire converger et à créer une dynamique où c’est lui, le mouvement social, qui organise l’affrontement avec le gouvernement qui l’attaque. Qu’a fait le Front des luttes, lié au FdG ? Rien sur les luttes. Il était chargé de rabattre des syndicalistes, des acteurs sociaux... vers le FdG pour les mobiliser comme … électeurs !
