Commentaire de Jean-Paul Foscarvel
sur Cap au pire


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Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 21 septembre 2014 11:29

Sur la question de l’alternative, j’ai, j’ai eu, des idées. En fait, nous en avons tous.

Mais le comment les envisager est fondamentalement lié à l’analyse réelle de la situation. Une soi-disant bonne idée, un modèle alternatif, s’il ne se situe pas d’abord en envisageant la réalité, a de fortes chances d’échouer.

Et l’hyper-crise qui nous affecte est d’une complexité inégalée jusqu’à présent. Je crois que fondamentalement la course au profit à tout prix ne peut avoir de sens dans un monde aux ressources limitées. Cela signifie tout simplement « appropriation ».

Nous avons oublié que nous étions les locataires de la planètes, et pas les propriétaires. Et si nous n’y prenons garde, nous allons tous nous retrouver en fin de bail.

Plus profondément, tant que nous regardons les autres comme des ennemis, des personnes à exploiter, des affreux exploiteurs, etc. le progrès sera limité dans le temps et l’espace.

Il faudrait d’abord considérer que chaque être humain a une valeur infinie, quel qu’il soit. Chaque être humain est habité par l’infini.

Cela ne veut pas dire que j’approuve ses actes, voire sa pensée. Cela signifie que je dois le considérer comme ayant en lui cela, cet infini, dont je n’ai pas le droit de le dépouiller.

Notre société devrait partir de là, ce qui veut dire la dignité, le droit à la dignité, pour tous.


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