Commentaire de Morpheus
sur Note sur la suppression générale des partis politiques
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« Notre idéal républicain procède entièrement de la notion de volonté
générale due à Rousseau. Mais le sens de la notion a été perdu presque
tout de suite, parce quelle est complexe et demande un degré d’attention
élevé. »
Simone Weil est donc bien consciente de la complexité de la notion. Elle ajoute : « Rousseau pensait seulement que le plus souvent un vouloir commun à tout
un peuple est en fait conforme à la justice, par la neutralisation
mutuelle et la compensation des passions particulières. »
Et dans le passage suivant, elle précise encore : « Le véritable esprit de 1789 consiste à penser, non pas qu’une chose est
juste parce que le peuple la veut, mais qu’à certaines conditions le
vouloir du peuple a plus de chances qu’aucun autre vouloir d’être
conforme à la justice. [...] Il est tout à fait évident que le
raisonnement de Rousseau tombe dès qu’il y a passion collective. »
Elle introduit là le fait que, par nature, les partis (factions) politiques consacrent, entretiennent, encouragent et alimentent sans cesse les passions collectives (contraire au bien commun et à la justice). Allez donc lire attentivement la suite et analysez ce qu’elle dit : elle ne se contente pas d’affirmer, elle démontre la perversité foncière des partis politiques.
