Commentaire de César Castique
sur Note sur la suppression générale des partis politiques
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« Nulle part au monde il n’existe un pays de quelque importance qui fonctionne sans partis politiques ! »
Et on doit se demander si cela ne traduit pas le désintérêt naturel des peuples pour la chose publique. En Suisse, quand un référendum ou une initiative déplace 40-45 % des inscrits, c’est considéré comme une participation satisfaisante. Et les élections font à peine mieux.
En Islande, le peuple s’est mobilisé massivement contre le plan de sauvetage d’Icecave - il était question de sous ! -, mais la réécriture de la Constitution par le peuple s’est soldée par un bide retentissant -. il n’était question que d’idées ! -, qu’il s’agisse de l’élection des constituants (provenant de la société civile) ou de la rédaction des différents articles. Le projet a fini au fond d’un tiroir et à ma connaissance cet enterrement de première classe n’a pas provoqué de soulèvement populaire.
Face à cette indifférence relative, le parti politique apparaît comme le lien commode entre le citoyen et un pouvoir qu’il ne tient pas particulièrement, voire pas du tout*, à exercer, parce qu’il ne tient pas à y consacrer le temps (de loisirs) nécessaire à son exercice effectif.
* C’est sans doute le point faible majeur des théories d’Etienne Chouard, raison pour laquelle il n’en parle pas volontiers, et le plus redoutables des obstacles auxquels il se heurterait, le cas échéant, ce serait de faire entériner son tirage au sort par le peuple.
