Commentaire de soi même
sur Requiem pour le communisme
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Marx était un homme brillant. C’était loin d’être un imbécile.
Il savait que s’il pouvait placer sous le contrôle d’un petit groupe d’hommes la faculté de maîtriser l’émission de monnaie et de crédit de chaque nation, il pourrait pratiquement développer ou ruiner ces économies à volonté. En ayant une connaissance anticipée des politiques économique et monétaire, des milliards de dollars de richesses pourraient être transférés d’un groupe à un autre, de la classe moyenne en difficulté à l’élite dirigeante.
Pour mener cette nécessaire propagande, et ce, au milieu du 19e siècle, le pamphlet représentait un moyen efficace.
Il y a une caractéristique bien plus intéressante de ce court Manifeste,
qui a presque été totalement ignorée de la part des universitaires, à
savoir que celui-ci ne favorise pas le moins du monde la classe
ouvrière, la classe moyenne ne l’étant quant à elle certainement pas,
étant donné qu’on vise son élimination.
Ce Manifeste donne les grandes lignes d’un contrôle élitaire. Il promeut
la prise du pouvoir économique et politique par une élite. Et si nous
regardons d’où provient le soutien apporté à Marx, il était clair, même
dans les années 1840, que le bénéfice en irait de toute évidence à
l’élite.
Il est certain que Marx avait été payé pour écrire son Manifeste, comme
nous le verrons par la suite. En plus de cela, le Manifeste en question
plagiait un obscur socialiste français du nom de Victor Considerant,
dont l’ouvrage, intitulé Principes du socialisme : Manifeste de la démocratie au dix-neuvième siècle,
fut publié en 1843. La seconde édition de l’oeuvre de Considerant fut
publiée à Paris en 1847, un an avant le Manifeste du parti communiste et
à l’époque où Marx et Engels y vivaient encore. Le plagiat fut
découvert par W. Tcherkessof, un écrivain encore plus obscur, et révélé
avec des détails précis dans ses Pages of Socialist History. Mais
laissons Tcherkessof nous expliquer avec ses propres termes le plagiat
commis par Marx :
"Je me suis trouvé stupéfié, indigné et même humilié quand j’ai eu l’opportunité, il y a environ un an, de lire l’ouvrage de Victor Considerant, "Principes du socialisme : Manifeste de la démocratie au dix-neuvième siècle", écrit en 1843, la seconde édition ayant été publiée en 1847. Et il y avait de bonnes raisons pour cela.
Dans un pamphlet de 143 pages, Victor Considerant exposait avec sa
clarté habituelle toutes les bases du marxisme, de ce socialisme
« scientifique » que tous les parlementaires désirent imposer à l’ensemble
du monde. À proprement parler ; la partie théorique, dans laquelle
Considerant traite des questions de principe, n’excède pas les 50
premières pages le reste est consacré à la célèbre persécution menée par
le gouvernement de Louis-Philippe contre le journal des Fouriéristes,
« La démocratie pacifique », que les jurés de la Seine firent supprimer
Mais dans ces 50 courtes pages, le célèbre Fouriériste nous donne à
lire, à la manière d’un véritable maître, des synthèses si profondes, si
claires et si brillantes que même une infinisétimale portion de ses
idées contient déjà dans son ensemble toutes les lois et théorie
marxiennes — y compris la fameuse concentration du capital et la
totalité du « Manifeste du parti communiste ». Cela à un point tel que
toute la partie théorique, à savoir les chapitres un et deux dont Engels
dit lui-même "qu’ils sont dans leur entier plus exacts que jamais
aujourd’hui« , a tout simplement été empruntée. Ce »Manifeste", cette
Bible de la démocratie révolutionnaire légitime, n’est qu’une très
médiocre paraphrase de nombreux passages du « Manifeste » de V
Considerant.
Marx et Engels ne se sont pas seulement contentés de trouver le
contenu de leur « Manifeste » dans le « Manifeste » de V Considerant, mais
nos imitateurs en ont en outre gardé la forme et les titres. Le
paragraphe deux du second chapitre porte le titre de "La situation
présente et ’89 ; la bourgeoisie et les prolétaires". Le titre du
premier chapitre de Marx et Engels n’est autre que "Bourgeois et
prolétaires". V Considerant examine au nom de la démocratie divers
partis socialistes et révolutionnaires, et ses paragraphes portent les
titres de : « La démocratie stagnante » ; « La démocratie rétrograde » ; "Le
parti socialiste dans la démocratie rétrograde" Les titres de Marx et
Engels sont : « Le socialisme réactionnaire » "Le socialisme conservateur
ou bourgeois« »Le socialisme et le communisme critico-utopiques" Comment
ne pas penser que tous ces titres appartiennent au même et unique
ouvrage ? Nous nous apercevrons en comparant leurs contenus que ces deux
manifestes sont en réalité identiques." 26
Ligne après ligne, Tcherkessof démontre que Marx n’est qu’un vulgaire voleur. Le grand Marx, ce Marx qu’on adule, ne vaut ainsi guère mieux qu’un médiocre écolier !
L’énorme influence que Karl Marx et Friedrich Engels ont eue sur
l’histoire du monde ne reste plus à démontrer. Pourtant, la nature
« empruntée » des idées marxiennes a paradoxalement toujours été ignorée.
Mais qu’en est-il de Friedrich Engels, le collaborateur de Marx ?
Le peu de soin que Engels avait apporté à son travail a été documenté
dans l’introduction de Condition of the Working Class in England
Condition de la classe ouvrière en Angleterre de W. O. Henderson et W.
H. Chaloner (Baril Blackwell, Oxford, 1958). En 1848 déjà. Bruno
Hildebrand avait quant à lui dressé une critique détaillée du livre de
Engels, notamment de son interprétation tendancieuse de comptes-rendus
du gouvernement britannique. Engels voulait prouver quelque chose et
déformait les faits pour effectuer sa démonstration.
Henderson et Chaloner faisaient en outre remarquer que parfois
l’imagination très vive de Engels qui faisait office de faits". Voici
par exemple ce que nous trouvons à la page 118 du livre de Henderson :
"Lors d’une enquête parlementaire, l’expert médico-légal de Nottingham avait affirmé en guise de preuve qu’un pharmacien avait admis avoir utilisé 659 kilos de mélasse en un an pour la confection du « Godfrey’s Cordial ». Mais dans l’édition de 1887 de Engels, cela devint "utilisa 659 kilos de laudanum en un an pour la préparation du ’Godfrey’s Cordial".
Le laudanum est bien sûr de la teinture d’opium et n’a rien à voir avec
de la mélasse. La conséquence en était que les enfants de la classe
ouvrière avaient été drogués !
