Commentaire de Jean Keim
sur Les strates de la pensée
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Si loin que porte le regard il bute sur un horizon
Si vaste soit la pensée elle est enclose dans une prison
La pensée a créé l’histoire, la rose et les matons
Il est des geôles avec des roses et des chansons
Par la lucarne j’appréhende la lumière et la réflexion
Si je change de violon je modifie la vision
Nous pouvons ainsi tourner dans la ronde
Nous pouvons à l’infini analyser le monde
Et si tout cela n’était qu’un terrain de jeu
Dont nous ne connaissons ni les règles ni l’enjeu
Et un jour fatigué d’épuiser ainsi notre énergie
Nous dirons stop ! Ceci n’est pas la vie
Rejetons ce qui nous semble superficiel
Il ne nous restera plus que l’essentiel
Les fleurs, les sourires, les oiseaux dans le ciel
Portés par le vent vers des infinis arcs-en-ciel.
