Commentaire de alinea
sur Charlie adulé, Charlie exploité, Charlie bafoué
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Je ressens comme vous les choses la râleuse, mais n’ayant pas la télé et n’ayant toujours pas compris ce qui avait uni ces gens, pour qui pour quoi contre qui contre quoi, je n’ai pas eu une minute de bonheur.
La société dans laquelle je vis me tue à petit feu, ses répressions, ses lois liberticides, certes, mais surtout ses mensonges, ses lâchetés, son double jeu, ses abus de tous acabits ; tout cela est tellement prégnant dans ma vie que de voir des millions de personnes dans les rues, parce qu’ils ont trouvé leurs coupables, me fait penser, aussi, qu’il s’agit d’enfants ou bien de nantis, qui ne se sont jamais blessés ni ont jamais ressenti la peur du pouvoir arbitraire sur leur tête.
Ma tristesse est infinie, mais comme les choses ont tourné, comme elles tournent et comme très certainement elles tourneront, elles ne m’ont même pas laissé deux minutes pour pleurer ceux que j’ai aimés durant ma jeunesse.
