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Commentaire de AlainV sur Tsipras et Poutine - AgoraVox le média citoyen

Commentaire de AlainV
sur Tsipras et Poutine


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AlainV AlainV 31 janvier 2015 18:54

La dette ???

La dette augmente quand on n’est même plus capable de rembourser les intérêts.
Les intérêts non payés se rajoutent chaque année au capital à rembourser.

L’Etat grec troquait de l’argent réel contre des promesses de remboursement, appelées obligations. Les banques privées n’ont jamais hésité à prêter à l’Etat grec, car les taux d’intérêt étaient très élevés.
En Grèce, les intérêts montaient parfois à 25 % l’an. C’est un taux usurier interdit en France. A ce taux, la dette double en 4 ans !
Qui profite de ces taux aujourd’hui ? Pour l’essentiel, les Etats européens, la France (55 mrd) , l’Allemagne (72 mrd), l’Italie (48 mrd) et autres pays de la zone euro qui détiennent ensemble 60% de la dette grecque. (Obligations à risque rachetées à nos banques, comme le Crédit Agricole, contre de l’argent réel : encore un immense cadeau à nos 4 grandes banques !)

Et c’est pour payer les intérêts à la France, l’Allemagne, l’Italie que l’immense majorité des Grecs doit se saigner, se priver, perdre leurs maisons et ne plus pouvoir se soigner ...
On comprend pourquoi les dirigeants de nos pays sont d’accord pour maintenir la dette qui leur rapporte tant.

Source : http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2015/01/31/der-grosse-knall-tsipras-praesentiert-merkel-die-rechnung-fuer-die-banken-rettung/

Les journalistes économiques allemands commencent à réfléchir sainement. Ils ont compris que ni la Grèce, ni l’Allemagne, ni l’UE n’ont intérêt à ce qu’elle quitte l’euro. Mais le peuple grec ?

Et puis, l’Allemagne a une dette liée aux « Frais d’occupation » prélevés de force par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Montant ? 160 à 200 milliards d’euros, à quoi il faudrait ajouter des intérêts. Et l’Allemagne ne possède que 77 milliards de la dette grecque à déduire. D’où l’attitude prudente du duo Merkel-Schäuble.

A tous ceux qui réfléchissent un peu : il y a de la place pour la négociation. Il suffit que le gouvernement grec soit ferme et rusé. Apparemment, il a bien commencé.


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