Le journal économique « Les Echos » fait un article plein de bon sens économique, ce qui manque tant aux europhiles, qui ignorent superbement les questions monétaires :
« Il existe une solution simple, que la Grèce abandonne l’euro, et que sa dette soit convertie en drachmes au taux de change qui était celui de son entrée dans l’euro »
La dette grecque est libellée en euros, c’est à dire en marks.
Et qui peut croire à cette fable qu’un mark = 1 drachme, base de l’ Union monétaire ?
« La drachme ne manquerait pas de chuter fortement, relativement à l’euro, ce qui rendrait la dette supportable, (moyennant peut-être quelques rééchelonnements) et rétablirait la compétitivité de ce pays, sans avoir à réduire encore les salaires nominaux ».
Il y a deux moyens pour rendre un pays plus compétitif, baisser la valeur de sa monnaie, dévaluer.
Où faire une dévaluation « interne » = contracter la masse salariale. C’est le choix imposé par la Troïka.
« Le problème essentiel est de faire redémarrer la production en Grèce. Pour cela il faut que les importations deviennent chères, donc que la Grèce sorte de l’euro ».
Erreur courante chez les économistes qui ne connaissent généralement pas les Traités européens. Remettre des taxes aux frontières ne dépend pas de la monnaie, mais des Traités européens. Remettre les frontières, taxer les produits d’importation qui font concurrence aux produits grecs, dépend de l’ouverture des frontières aux capitaux et marchandises.
Il faut donc que la Grèce sorte de l’ UE & de l’euro.
Sans parler des avantages qu’apporterait la sortie aussi de l’ OTAN.
En % du PIB, les dépenses militaires de la Grèce arrivent juste derrière les USA. Etonnant, non pour un pays en faillite ? Mais pas perdu pour tout le monde....
Les avantages d’une sortie de l’euro par Jacques Sapir.
«
Souveraineté monétaire, Grèce et Etat social » par Jacques Sapir.