Commentaire de eric
sur Les profs ne seront pas les hussards noirs de l'euro-consensus !
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C’est tout un champ d’étude qui reste largement à défricher, parce que, curieusement, cela n’intéresse pas grand monde...
Quelques éléments : très peu de fonctionnaires révoqués par Vichy ( 7000 de mémoire, et si ont tient compte des juifs et de quelques rares maçons, l’administration conformément à sa vocation a au minimum obéi formellement.
Une chose est sure, la police a du être un peu exceptionnelle. Dans un premier temps, le régime veut consacrer 10% des effectifs à une police politique. Par la suite, il se résout à créer sa propre milice. Cela tendrai à prouver que la police n’a pas suivit. Il et vrai que déjà à l’époque, police et armée sont, au sein de la fonction publique, les corps constitué les plus massivement à droite.
Globalement, les instits ont tous fait Chanter Maréchal nous voilà à leurs élèves.
Après, pour l’essentiel, sans doute les mêmes compromissions, les mêmes petitesses, les mêmes héroïsmes sans doute que dans la population française dans son ensemble.
Dans le camps ouvert à Argelés pour acceuillir les français tziganes expulsés d’Alsace par les allemands, une des difficulté fut que les instits « engagés » refusèrent d’aller travailler dans cette situation « non syndicale » au nom de la défense des acquis et qu’il fallut recourir à un Curé volontaire pour ouvrir une école pour les enfants.
A l’inverse, il est difficile d’oublier que 80% du programme du CNR ce sont des réformes préparées par les administrations sous Vichy ( le plan par exemple), et mises en œuvre par la suite par des cadres préparés par ses écoles spéciales (Uriage par exemple).
Globalement il faudra encore du temps pour avoir des travaux historiques sérieux sur toutes ces questions car effectivement, gauches et administrations entretiennent des rapports qui sont de l’ordre de l’inceste.
Pour des raisons ne serait ce que purement fonctionnelles, les administrations ont été, bon gré mal gré, aux premières loges de ce que l’on nomme la collaboration et qu’il est compréhensible qu’encore aujourd’hui, celles-ci préfèrent se demander âprement ce que tel ou tel individu isole, ou ses parents, ou ses grands parents ont bien pu penser de tous cela, que de se demander quelles ont pu être les responsabilité de leurs organisations en tant que telles.
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/zemmour-vichy-excuses-des-gauches-158538
Il faudra bien un jour nous livrer à ce travail de mémoire.
Il y a en effet des vraies implication contemporaines.
Si on nous la joue, « ils ont obéis parce qu’il le fallait bien », alors de Gaulle avait tort, et aujourd’hui, une administration doit obéi au politique quoi qu’il en soit.
Si on prétend que les fonctionnaires doivent juger du pouvoir politique avant de bosser, cela pose de grandes questions démocratique. Est-ce encore la peine de voter ?
Quand on sait qu’en 2012 la fonction publique d’après le Monde a choisit Hollande à 80%, cela pose de façon aiguë, la question de savoir si un service public aussi peu représentatif, aussi coupé du reste de la population, aussi peu multiculturel, aussi peu ouvert à la diversitén est aujourd’hui au service du public ou d’une idéologie ?
