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Commentaire de lsga
sur Force, temps, espace, masse, mesure du monde


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lsga lsga 2 mars 2015 13:22

« La science moderne navigue entre les évidences empiriques, les descriptions physiques et les fictions mathématiques. »

 
je met cette phrase à part, car vous ne la développez absolument pas, alors que quand on prétend faire de la philosophie, c’est ce genre de points qu’on développe. Que voulez-vous dire ? En quoi on peut-parler de « fictions mathématiques » ? Vous DEVEZ développer. 
 
Pour info, on pourrait exprimer toutes les sciences modernes sans recourir aux mathématiques, juste avec des mots de français. Cela prendrait simplement beaucoup plus de temps. Les mathématiques sont simplement un langage, le langage qui permet d’exprimer de façon extrêmement rapide et puissante tout ce qui est formalisable. 
 
Pour ce qui est de la question de la réalité mathématique, de la réalité « des points » par exemple, vous ne faites aucune référence aux très nombreux et très vifs débats philosophiques sur le sujet, alors même qu’il s’agit d’un des points essentiels de la philosophie de sciences contemporaine. Vous même ne dite rien dessus, vous posez « fictions mathématiques » et n’apportez rien. 
 
Un des ouvrages de référence sur le sujet est celui de Denett, où il discute de la réalité ontologique des Patterns (voir sont texte ici, célèbre pour sa question « le centre de gravité de mes chaussettes perdues existe-t-il ? »)
 
Pour ce qui est du domaine du « non formalisable », censé échapper aux mathématique, voir le débat entre Bergson et Fechner (créateur de la psychophysique) sur la possibilité de mesurer les sensations. Cela permet de comprendre que dès que l’on exprimer quelque chose en termes de rapports, on peut l’exprimer mathématiquement (Platon, encore et toujours...). Certes, le rouge n’est pas mathématique, mais si on dit qu’une chose est plus ou moins rouge, on peut exprimer ces rapports mathématiquement.
 
Toujours sur le non formalisable, le non quantifiable, voir tout le rapport de force au début du siècle entre la gestalt psychologie (irreductibilité du phénomène conscient aux stimuli) et le behaviorisme (on ne s’intéresse qu’à ce qui est quantifiable, mesurable, et donc aux entrés-sorties : stimuli-comportements), et la résolution de ce conflit dans les sciences cognitives.
 


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