Commentaire de bakerstreet
sur Echec et... MATHS
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@Allexandre
Ils savent qu’ils savent....
Bon, il n’y a pas que des personnages sortis de Courteline ou de Jules Renard, dans l’éducation.
Très dure de parler de l’enseignement quand on n’est pas prof.
Gros risques de tirs de rétorsion, s’entendre dire « vous n’y connaissez rien » !
Ou alors se mettre au garde à vous, et rester dans le rang, en faisant des déclarations convenues : Métier admirable, vocation, pas facile, banlieues barbares, parents qui attendent tout....Choses par ailleurs exactes, mais faisant office de siphon d’évier de toute réflexion.
Vous dites des choses intéressantes. Le problème, c’est qu’on les entend depuis un siècle. Et guère de changements. Quand un se dessine, il n’est pas vraiment adapté, et on se demande quel prosélytisme l’a amené sur le plateau : Je parle de cette demi journée pédagogique, et celui de la théorie des genres rebaptisé, lutte pour légalité, assez fumeux dans son principe contestable, et qui cache le vrai problème : La discrimination sociale
Sinon, à la base, c’est vrai que les premières années sont déterminantes.
A ce sujet c’est tout de même incroyable qu’on est pas encore renoncé à la méthode de lecture globale, la aussi renommée semi-globale...
Les sciences cognitives ont pourtant démontré que le cerveau d’un enfant de cinq ans, pas encore assez développé, n’est prédestiné, à travers son activité neuronale, qu’a pouvoir intégrer la méthode syllabique.
Cette dernière a été conçue de façon intuitive, mais de façon miraculeusement adaptée.
Pour quelle étrange raison cette obstination contre productive, quand on sait que les dégâts faits sont alors irréparables ?
Tant pis pour les légions de dyslexiques, qui sont en faits atteints de dysorthographie, ils feront la fortune des orthophonistes.
10% de gamins seraient atteints en France de ce trouble, qui n’en est pas un, juste un révélateur d’une méthode étonnée. La moyenne mondiale se situant à 2%....Hors l’enfant en difficulté peut traduire ses troubles par des troubles du comportement et de l’intention, véritable planche à savon.
Voilà le genre de choses très irritantes à supporter, et qui continue, les instits ayant tout pouvoir pour choisir leur méthode.
Bref, je voulais faire court, mais me voilà lancé...
.Où est le frein, le sifflet annonçant la récré.
Avant de boucler mon cartable, juste une évidence, que vous savez bien sûr, mais que je ne peux m’empêcher de ressortir : Donnez du gout aux gamins, voilà le principal..
.Qu’importe les notes, les résultats même.
Si un gamin s’intéresse, il est sauvé, il prendra confiance en lui, il s’ouvrira à toutes les connaissances, car chacune est comme un bras qui l’emmène plus haut, de l’histoire, à la géographie et aux lettres, et même aux mathématiques, qui ont tous leurs places sur la même partition, celle qui fait cette musique particulière, dont les propriétés intrinsèques innervent toutes les zones du cerveau et de l’enthousiasme
Montaigne dans ses essais, très en avance sur son temps, a écrit de très belles choses la dessus.
Je viens de les lire, mais ne peut vous en faire profit, le livre étant au rez de chaussée ; un très beau livre d’ailleurs que je vous recommande : Ce ne sont pas les essais d’ailleurs, juste des extraits, mais réactualisés par la magie de la conversation dans un de ces petits livres précieux qu’on garde ; « un été avec Montaigne », d’Antoine Compagnon.
Des profs, je me souviens surtout d’un qui m’a sauvé et m’a redonné confiance !
Deux ans de retard en troisième, assis près du radiateur, vous voyez le genre !
Il ne m’a pas sauvé d’ une scolarité de toute façon calamiteuse, dont je ne voulais plus entendre parler, et que j’abandonnerais l’année d’après.
Mais assez pour ne pas me faire abandonner le gout de l’étude, et me permettre ainsi, des années plus tard, de me raccrocher à une branche, et de remonter ainsi dans l’arbre
Un seul regret, c’est de ne pas lui avoir fait savoir.
