Commentaire de bakerstreet
sur Des propos sidérants d'Ibrahimovic, à la sidération poétique de Fabrice Luchini, et autres déambulations
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@Fergus
Fergus, vous développez mon billet à partir du meilleur prétexte : La ballade, qui, quand elle n’est pas radiophonique, est paysagère.
Qu n’ai je fait en soulevant le bras d’Ibra ?
Moi j’aime beaucoup les rebondissements, profiter d’un aiguillage comme vous le faites, comme on le fait dans la conversation, qui exclut la rigidité des rails à une voix et des éternels renvois de balles de chaque coté du filet.
Les voyages en train nous offrent tout un tas de possibilités pour prendre la tangeante
Bien sûr, en bon réactionnaire, je regrette beaucoup les compartiments, avec leur intimité de voyage à 6 ou 7 voyageurs, qui s’épiaient, se regardaient, entraient parfois en communication les uns les autres.
Combien de prétextes aux civilités et aux rapprochements a t’on supprimé en 30 ou 40 ans, des petits commerces aux guichets de banque, c’est prodigieux ?
La prose du transibérien de Blaise Cendras est bien une anthologie de la jeunesse, du voyage, de la démesure, de la découverte, de l’ivresse poétique et voyageuse et littéraire.
Un ersatz de ce que l’on ressent dés que l’on monte dans un train.
Ils allaient moins vite, mais vous transportaient plus loin.
Je parle de ces locomotives noires, hurlantes, que j’ai eu le bonheur de connaitre dans ma jeunesse.
Que j’ai revu plus tard, plusieurs fois, dans le tiers monde, en inde, voyages prodigieux durant des jours. Dehli-Madras. Madras-Bombay....
Au Pakistan ; Lahore Quetta en trois jours, avec les cheminots dessablant la locomotive pour lui permettre de pouvoir continuer dans le désert, et la nuit, la tête renversé vers les merveilleux cieux étoilés qu’on trouve dans ces espaces minérales.
Revu dernièrement la bête humaine, avec Gabin. Bien sûr un chef d’oeuvre, mais infiniment triste. Tout comme Quai des brumes, et même quai des orfèvres que j’ai regardé il y a 3 jours. Tout le noir de suie de l’époque venant tout droit de l’occupation et de la peur baigne ces films. On y voit comme dans un tunnel.
Je me suis écarté du sujet un peu beaucoup mais quelle importance ; la qualité d’un match de foot tient tout autant à qui est assis à coté de vous dans les gradins.
