Commentaire de bakerstreet
sur Les génocides occidentaux dans l'histoire : La nécessaire déconstruction de la civilisation occidentale


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bakerstreet bakerstreet 27 avril 2015 21:22

« Traite », je regrette, mais moi je trouve le mot plus fort que celui de « déportation », qui est assez vide, constate juste une déplacement. Le mot traite induit la domination, l’esclavage. De toute façon tous ces mots restent des euphémismes, par rapport à une réalité terrible. Bon, maintenant qu’est ce qu’on fait, après un siècle ?

On continue à faire dans la repentance, on s’envoie à la tête d’autres exemples, des contre exemples, d’autres massacres, on fait des commissions afin de mettre au point un label d’appellation protégée pour le génocide, en se demandant si tel peuple peut prétendre rentrer dans ce panthéon morbide : Les incas, les indiens, les noirs ?
 Doit on prendre en compte le nombre aberrant de victimes, ou la politique, l’instrumentalisation, la radicalisation, la finalité ?
Ah ! Le mot de massacre n’est pas assez grand, il en faut un autre, plus noble. Le génocide est un mot blindé, un coffre fort dans lequel on s’enferme, en suisse de préférence. Une fois ainsi baptisée, taximerdisée, aseptisée, l’histoire ne bouge plus ; le contraire même du sens de cette discipline. Car non, l’histoire n’est jamais finie. Elle appartient à chaque génération.

Tout cela est furieusement dans l’air du temps. 
Certains tiennent à la discrimination passée, prétexte pour garder une douteuse position d’enfant de victimes, ce qui leur donnerait un droit à entretenir un rapport de domination sur d’autres. 
D’un sens vous avez raison ; rien n’est simple tout se tient par la barbichette.

Comment faire ? 
On voudrait bien que le monde progresse, qu’il ne répète pas ses erreurs, que les tabous ne soient pas affectés à une pudeur inventée, mais qu’elle proscrive vraiment ce qu’il y a de plus vicieux dans l’homme : La volonté de domination, la volonté d’écraser l’autre, la jouissance de donner la mort ; 
Mais j’ai bien peur que nous soyons une espèce condamnée. Car il se fait très tard, et nous persistons, et signons. 

Toujours plus cons !
Et soi disant religieux. 
Mais l’un n’exclut pas l’autre dans ce triste monde. Bien au contraire même !

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