Commentaire de Senatus populusque (Courouve)
sur Athéisme et islamocriticisme
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« Depuis Locke, Montesquieu et les Lumières, la séparation des pouvoirs ( législatif, exécutif et judiciaire ) est le principe des démocraties représentatives »
C’est plus ancien que ça :
« Le législateur ne doit pas constituer de pouvoirs qui ne s’équilibrent pas du fait de leur mélange. […] La totale liberté et l’indépendance à l’égard de toute autorité sont inférieures à une autorité que d’autres autorités limitent et mesurent. » Platon, Lois, III, 693b, 698b.
« Les lois de Rome avaient sagement divisé la puissance publique en un grand nombre de magistratures, qui se soutenaient, s’arrêtaient et se tempéraient l’une l’autre : et, comme elles n’avaient toutes, qu’un pouvoir borné, chaque citoyen était bon pour y parvenir. »Montesquieu, Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, XI.
Selon Brian Tierney dans Religion, Law and the Growth of Constitutionnal Thought (1150-1650) (Cambridge Université Press, 1982), la distinction de trois puissances, législative, judiciaire et exécutive, c’est-à-dire la séparation ou division des pouvoirs, remonterait au début du XIVe siècle, avec le dominicain Hervé de Nédellec (http://en.wikipedia.org/wiki/Hervaeus_Natalis).
« The legislative and executive powers come often to be separated. »John Locke, Second Treatise of Government [1689], XII, 144.
« Il y a dans chaque État trois sortes de pouvoirs : la puissance législative, la puissance exécutrice des choses qui dépendent du droit des gens, et la puissance exécutrice de celles qui dépendent du droit civil. […] Dans la plupart des royaumes de l’Europe, le gouvernement est modéré, parce que le prince, qui a les deux premiers pouvoirs, laisse à ses sujets l’exercice du troisième. Chez les Turcs, où ces trois pouvoirs sont réunis sur la tête du sultan, il règne un affreux despotisme. »Montesquieu, De l’Esprit des lois, XI, 6.
