Commentaire de asterix
sur Le manuscrit, cet obscur objet du délire
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Bouteille à la mer. SOS ! Remake du vieil homme et la mer, Hemingway ne connaissait rien à la pêche à l’espadon. Le Cuba d’aujourd’hui. Merci, je connais. J’y ai vécu 4 ans.
Fondamentalement de gauche, donc contre ce régime criminel.
Auteur sur Agoravox, audience zéro ( pas tout à fait quand même ...)
Intervenant numéro un ( sous un autre nom, modestie oblige ) dans le plus grand journal belge
Sujet en or. Rosse, tragique et tout et tout...Une vraie histoire de 141.650 mots
5 ans de boulot, 12 envois depuis le Laos. 600 euros à la poubelle, pas une réponse.
Deux paragraphes, un comique, un tragique.
Des fois que... Vous pouvez toujours m’écrire
[email protected]
1/ Méfiez-vous,
cela va chiffrer… Midi zéro une, grand tralala et tout et tout ! Pied au plancher
selon la tradition western-spaghetti sauce cybernétique, deux, trois et puis
quatre Tatras d’attaque foncèrent sur les locaux administratifs. Aïe, l’addition
risque de ne pas se terminer dans la dentelle ! En fusèrent cinq bérets noirs
qui rampèrent jusqu’aux issues, puis un sixième armé jusqu’aux dents se posta
bien en vue sur le toit pour que le chef, en retrait lui, fasse le compte des
sept mercenaires. Looping grand huit, neuf secondes plus tard c’était
l’ouverture de la légalité puissance dix, la porte principale de l’office
venait de céder aux assauts de ce onze virtuel qui valait bien celui d’Arsenal.
Spectacle full contact. Accouru pour assurer son rôle de douzième, voire de
treizième homme, le clan des supporters, pour une fois en parfaite intelligence
avec la bande de Rambo 14, encourage comme des fous.
Premier quinze de la partie, on vous laisse le temps d’apprécier.
Suspens, l’indiscutable article seize est en passe d’avoir force de loi.
Sur quoi, sinon sur le dix-sept ?
Encore sous le coup des fumigènes, le tout Cojimar pleurant à chaudes larmes eut l’insigne bonheur d’entr’apercevoir Quimbombo, notre économiste mal-aimé, embastillé comme un singe de dimension derrière un hayon grillagé, direction Villa Marista, aveux et supplices garantis à tous les étages.
Votre gueule, demain cela se produira encore plus près de chez vous !
Le requin-bis menotté dans une cage de fer, du travail de pro. C’était donc lui l’assassin du Jaqueton, qui l’eut cru ? Cojimar aurait parié à 80% sur Dientuso, déjà que toute la pêcherie était plus ou moins suspecte pour cette seule raison. Un crime passionnel, sûrement une combine qui a foiré. L’avait que des ennemis ce nouveau chef, que le Roi ait son âme ! Mince, sa police politique userait-elle de nouveaux procédés pour démasquer les coupables ? Moi si j’étais dans sa peau, j’avouerais tout ce qu’on me demande. Et même plus ne fut-ce que pour éviter l’excès de tortures ! Que nos milices le fusillent sans tarder, c’est ce qu’on peut lui souhaiter de mieux. L’affaire ne parait pas trop complexe, deux semaines au pire…
Bref, à défaut d’avaliser la bavure, les coopérateurs se risquèrent à évoquer une forme de justice immanente. Le système ne venait-il pas de foutre en taule - et de quelle manière, un type qui n’avait pas arrêté de les truander depuis des années ?
Même s’il avait zigouillé l’autre, tout au plus une circonstance atténuante.
2/ Constellée d’absolu et tout le tralala qui l’entoure, la canne à sucre est l’instrument majeur de l’implacable mainmise de sa Majesté sur les revenus de la Patrie la plus productive d’illusions au monde. Sans zafra à coups de millions de tonnes, point de salut. Réalité poignante d’une démagogie qu’il est de bon ton de n’aborder que par bâbord, son exploitation ne repose que sur la sous-rémunération prolongée du monde paysan, là n’est pas le moindre de ses paradoxes.
Marche ou crève, qui peut se targuer d’autant d’alternatives ?
Avant de broyer ceux qu’il appelle ses enfants chéris dans sa machine à uniformiser, Maxime le libérateur sincère leur dora la pilule en parlant de reconnaissance sociale, de libertés à ne plus savoir qu’en faire, de terres à répartir sans négoce, de tout ce à quoi ils pouvaient rêver. Une opportunité trop belle pour ne pas en profiter. Âmes damnées de la terre, ils tuèrent et moururent au nom de l’idéal, c’est le destin ! Il y avait urgence, un monde nouveau était à inventer. Un monde juste et éduqué, ce monde de générosité qui créera l’égalité. Vive les lendemains qui chantent ! Vive ce socialisme si bien décrit ! Des coupeurs de canne libres d’exploiter leurs terres sans avoir à les repayer aux riches, z’auriez pas marché, vous ?
A peine installé dans ses fonctions, le Roi qui n’est que ressentiments et patience leur fit le même coup qu’aux pêcheurs. Après leur avoir appris à lire comme s’ils n’étaient que de vulgaires échantillons, il les cloîtra dans ses kolkhozes à ressources, histoire de les habituer à la nouvelle donne, de leur faire comprendre qu’il n’était plus temps de rêver surtout. En utilisant toutes les facettes du mal, il leur reprit de la main gauche cette belle terre de latérite rouge, rouge depuis le Diable, rouge sang d’avoir passé cinq siècles à faire reculer toute notion d’impossible. L’esprit coopératif n’a jamais existé ici. Désolé, on a dû vous donner une fausse adresse. Rendons-lui cette justice, sa Majesté pérennise vigoureusement la cause. Seuls ses fidèles connaissent l’abondance, faut-il en être ?
Bien sûr qu’il faut en être ! Vive le Roi Maxime !
