Commentaire de bakerstreet
sur Dans la tête d'une expat.
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@Surya
Ceci dit, certains éprouvent pas le besoin de partir, et c’est très respectable. D’autres partent et n’en font aucun profit, choisissant de se murer dans leur culture, faisant tribu. Les anglais justement dans les colonies, en furent un triste exemple : Ils déléguaient aux supplétifs, des populations locales , comme les sikhs, auxquelles ils donnaient un pouvoir, entretenaient ainsi les clivages. C’est ainsi qu’ils gouvernèrent aux indes, développant le système haïssable des castes, dont les intouchables sont les derniers échelons. Le départ des anglais en 48 ne créèrent pas de schisme au sein des colons, comme en Algérie pour les français par exemple, puisqu’il n’y avait eu pour ainsi dire aucun métissage de population... Petite digression pour dire que le voyage n’est pas forcément un étourdissement, et une remise des valeurs pour certains, bien au contraire. Le voyage commence donc avant, dans la qualité de l’être, et finit bien après qu’on soit rentré, tant ses prolongements font racines dans le temps.
