Commentaire de Corinne Colas
sur Les végans : la perspective d'un omnivore sur un peuple incompris
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Pauvres vegans ! On leur taille un bien grand costume à porter ici. Des couillons y’en a partout, s’ils étaient tous vegans, ça se saurait non !
Allons plus loin ! Le mot « morale » qui nous plait tant dans d’autres domaines où les valeurs sont bafouées, devient quelque chose de mauvais dès lors qu’on évoque notre rapport à la nourriture d’origine animale, pourquoi ? Les gens qui prennent conscience du lien entre la souffrance infligée aux animaux et aux humains, et optent pour le végétalisme, ont-ils le droit de le dire sans être perçus comme des moralisateurs, imbus d’eux-mêmes ou insulte pire encore : en quête d’une pureté artificielle ?
Une alerte sur les OGM ou les risques du nucléaire, est-ce une leçon de morale aussi ?
En dépit des maladresses des uns parfois « moralisateurs » et des autres qui n’y voient souvent qu’atteinte à leur liberté, nous sommes tous pourtant d’accord pour dire que la souffrance infligée aux animaux est condamnable (il y a des lois en ce sens), est-ce que celle infligée pour notre plaisir gustatif, est justifiée ?
Dans notre culture, oui et cela suffit à ne pas se poser de questions mais il y a plein de choses condamnables dans d’autres cultures et celles-là, on ne se prive pas de les dénoncer !
Est-il possible d’envisager l’argumentaire « vegan » non comme le jugement d’autrui plutôt comme une réflexion à voix haute que chacun peut faire ?
