Commentaire de hommelibre
sur Je ne suis pas Grec
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@bernard29
Merci pour ce lien. L’analyse est claire, mais on le savait déjà un peu, il me semble. La disparité des économies entre pays européens subsiste. La construction de l’UE est allé trop vite à un moment.
Que faire maintenant ? La sortie de l’euro aurait demandé d’énormes sacrifices aux grecs. Mais même dedans ces sacrifices vont continuer. Le souverainisme semble être un idéal aujourd’hui pour ceux qui contestent l’Europe ou l’euro. Etrange boucle qui voit une certaine gauche boucler une boucle historique en reprenant à son compte et en présentant comme libérateur un thème traditionnellement très à droite : la souveraineté nationale. On rêve ! On voit que cette opposition de gauche en France tient plus de la posture systématique et réflexe d’opposant que d’une réflexion équilibrée.
La zone euro aurait pu être élargie plus lentement, laissant plus de temps aux accords de partenariat privilégiés entre membres de l’UE dans et hors de l’euro. A terme il pourrait y avoir un retour en arrière, même si ce n’est pas le cas aujourd’hui.
On remarque aussi que des petits pays d’Europe de l’est ne comprennent pas que la Grèce veuille un statut spécial, alors qu’eux-mêmes travaillent à restructurer leur économie.
Il y a encore beaucoup de gens et de pays qui sont d’accord avec l’euro et l’Europe. Ils ne sont pas aveugles, ils ont pesé leurs intérêts.
En l’état actuel la Grèce aurait pu rompre. Elle ne l’a pas fait. Les européens ont peut-être fait du maintien de la Grèce un symbole, comme ce fut peut-être le cas lors de son admission. Valls parle du désastre du Grexit. Et ils vont continuer à payer.
Annuler ou diminuer la dette grecque ? Pourquoi pas, puisque le pays ne peut payer que si on lui en prête l’argent. Comble du paradoxe. Tsipras au final sert à quoi ?
