Commentaire de bakerstreet
sur L'autoroute à péage m'a quitté


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

bakerstreet bakerstreet 9 août 2015 12:01

@HELIOS


Si, je vous l’assure, c’est possible, comme de nager dans l’eau froide. Au début c’est froid, et puis on l’a trouve bonne. 
j’aime conduire de nuit, la lente poésie des kilomètres, les villages fantomatiques, avec quelques fenêtres éclairées, des lieux improbables, où l’on a qu’une envie : Mettre de la distance. Comment peut on vivre là ? ....Par contre plus loin, dans le creux de cette vallée, près de la rivière, on se verrait bien. Peut être serait on copain avec le patron de ce café ? La route est le déroulement des possibles. Au matin, s’arrêter près de Bergerac, par exemple, les yeux un peu bouffis, prendre un café crème dans un bistrot où les habitués viennent jouer au PMU ! Se rejouir des brides de paroles entendues, en dévorant un croissant frais. On entend parfois la rumeur de l’autoroute, cet endroit où rien ne se passe, où tout se déroule. Où , parfois, de pauvres animaux issus d’un autre millénaire, viennent se perdre, ayant franchi sans savoir comment les barrières. Elles n’ont que leurs cornes pour se protéger, comme les hérissons leurs piquants.

Voir ce commentaire dans son contexte