Commentaire de alinea
sur Le poids d'une image
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Il y a deux choses :
la première c’est qu’un cliché peut déclenché l’irruption d’une émotion contenue jusque là ; parce qu’on ne veut pas savoir ni voir mais qu’au fond, on sait et on a vu.L’image est arrivée au moment opportun, quand les gens sont prêts.
La deuxième est que les clichés de cette guerre, jusqu’ici, furent d’une violence insoutenable : les djihadistes torturant des Syriens, des décapitations et tout ce que l’on a vu, même, comme Nabum ( moi aussi) à son corps défendant.
Mais, ce cliché qui émeut est sans violence, c’est plutôt beau, un enfant échoué, calme comme la mort au bord de l’eau ; cela touche l’émotionnel, au sens propre ; on aurait pu faire la même de son enfant endormi.
Seulement, on ne dit rien des coupables et quelques-uns ici même, mais sûrement nombreux sont ceux qui accusent Bachar el Assad ! Voilà, nous avons été taiseux, donc complices ; nous avons laissé penser les choses ainsi, interpréter les évènements ainsi ; si chacun avait cette conscience, je suis convaincue que cette photo n’aurait pas fait le tour du monde, les responsables de cette guerre ne l’auraient pas permis !!
