Commentaire de colere48
sur Allô Mutti bobo
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Europe entre dans un automne qui s’annonce complexe, la crise des migrants entame un tournant bien moins angélique que prévu.
Il y a tout d’abord les violences et les faits divers, qui accompagnent de plus en plus souvent les confrontations entre les groupes de clandestins et les autorités ou populations locales en Hongrie, Grèce, Slovaquie, Allemagne ou Croatie.
Il y a les chiffres, que finalement plus personne ne semble vraiment maîtriser. Alors que l’on nous annonce que ce sont désormais officiellement 500.000 personnes qui auraient traversé la Méditerranée depuis le début de l’année, ils seraient en réalité déjà 200.000 à avoir traversé la seule Hongrie. Nul doute que les chiffres réels ne soient beaucoup plus élevés
Cet afflux de migrants économiques, puisque la grande majorité des migrants sont des hommes en relative bonne santé, ne fait pas que des malheureux, bien au contraire. Pour le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Vitor Constancio : « l’Europe vieillissante a besoin de migrants ». En France c’est le prophète Jacques Attali qui pronostique que les migrants pourraient faire de l’Europe la première puissance économique mondiale. Même son de cloche pour le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, pour qui les migrants aideront l’Allemagne à résoudre « l’un des principaux défis pour l’avenir de son économie : le manque travailleurs qualifiés ». Des propos repris par Dieter Zetsche le président du groupe Daimler AG, pour qui ces migrants permettront un miracle économique. En France, de tels propos nous sont familiers puisqu’en 1969, les grands patrons tel que Francis Bouygues faisaient pression sur les politiques pour que ceux-ci favorisent une forte immigration principalement issue du Maghreb. Des arrivants moins qualifiés et condamnés à être sous-payés, Bouygues embauchant jusqu’à 80% d’étrangers à cette époque.
Cette névrose allemande totalitaire, qui cherche à imposer à l’UE une immigration qu’elle ne veut pas, est apparue au grand jour lors des récentes déclarations d’Angela Merkel. La chancelière sommait les autres États européens de se partager ou de renvoyer (mais où ?) le restant de capital humain que Berlin ne jugerait pas assez qualifié pour l’utiliser. Devenue Maman Merkel pour les migrants afghans ou syriens, Angela a en effet simplement menacé de couper les fonds européens aux pays récalcitrants aux quotas de répartition des migrants.
L’Allemagne a comme d’habitude pris l’Europe de court et impose sa volonté.
A . Latsa
