Commentaire de infraçon
sur La lutte des classes
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M.J. Cuny, j’apprécie vos « extraits » journaliers.
Une phrase m’a fait réagir.
Au risque de jouer les coucous, je glisse ce commentaire en trois morceaux à votre article (comme une contribution personnelle).
Auparavant je voudrais rappeler deux évidences pour être clair. (merci aux brillants économistes de me corriger).
1. Le prix de vente d’un produit/service.
Le prix de vente consiste en :
la matière,
le matériel pour transformer la matière,
le travail du salarié,
le remboursement du capital (exprimé tel que, ça pourrait dire qu’une fois le capital remboursé, l’entreprise appartient à la nation, mais le capital à l’air, comme la dette, non-remboursable).
2. Le gain de productivité.
Le gain de productivité s’il est bien réparti bénéficie :
au capitaliste,
au salarié,
au client.
Si ce gain est mal réparti, il se fait au détriment du client ou du salarié ou au détriment du client ET du salarié.
Evacuons pour le moment ce con de client. (le commerce serait le plus beau des métiers s’il n’y avait pas ce con de client, me disait mon cafetier préféré).
Si le gain de productivité ne bénéficie pas (aussi) au salarié, petit à petit il y a aura moins de salariés, donc moins de vie économique pour les chômeurs et moins de prestations sociales possibles pour les salariés. Ce qui s’est passé clairement avec l’introduction des machines, puis des robots. Effarés par le coût gigantesque de ces auxiliaires/remplaçants, les salariés se sont laissés déposséder du gain de productivité qui aurait du les conduire vers une vie au travail moins longue et des prestations sociales et un revenu constants (imaginons une inflation nulle). A l’inverse on a laissé croire à ceux qui restaient dans le monde du travail qu’en travaillant plus ils gagneraient plus. Puis sous la menace de perte de travail, on les a fait travailler autant en gagnant moins. Puis on les a jetés du monde du travail.
