Commentaire de njama
sur Les estimations du nombre de combattants et de djihadistes étrangers de Daech
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@ Gérard Dahan
Pour plusieurs commentateurs, la sous-estimation constante par la France du nombre de combattants de l’EI serait une des raisons qui expliquerait l’impression de faible impact des frappes occidentales depuis plus d’un an.
Il peut y avoir une autre raison assez simple, et tellement simple qu’on la voit à peine. Le parti pris de la France a toujours été de soutenir depuis mars 2011 ceux que le gouvernement de Sarkozy puis de Hollande appelait les « rebelles » qui avaient manifesté puis qui combattaient pour plus de démocratie. Le discours pendant presque deux ans s’est articulé autour de la « révolution syrienne », celle du Peuple qui se soulève contre le dictateur. Or très vite il était apparu que de nombreux combattants étrangers étaient arrivés en Syrie, particulièrement des tunisiens et des libyens, avec armes et bagages ... mais l’Élysée et le Quai d’Orsay sont restés dans le déni total de cette réalité du terrain, jusqu’au jour où cette position politique n’était plus tenable tant la présence de djihadistes était flagrante et avérée, y compris par l’ONU qui la reconnaissait. La sémantique du discours s’est adapté ensuite en « guerre civile » ... et adieu la « révolution », veaux, vaches, cochons ..., ce qui n’explique pas plus la présence de nombreux étrangers ... car une guerre civile oppose normalement les gens d’une même nation !
