Commentaire de Piere Chalory
sur Les dames en noir
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Souvent chez les femmes, le physique primant aux yeux des hommes ; les belles filles ne se foulent pas la voix et pourtant certaines ont au moins autant de talent que les vilaines.
Dans les cas que l’auteur (e ?) évoque, on peut dire que leur allure de vilain petit canard et d’allumée psycho-éthérée déclenchèrent un spleen interne, qui sûrement les poussa à revendiquer leur souffrance à travers des chansons bluesy, par la force des choses.
Je me souviens, dans les années 70, j’avais dix ans, l’apparition de Barbara avec sa frange et sa robe rouge brillant m’énervait grave, je la trouvais horrible. Pour Piaf c’est pas pareil, on la voyait plus à la télé à l’époque, mais bon, déjà sa voix m’insupportait, quant à sa figure...
Après j’ai compris, les femmes laides chantent le blues et cherchent à compenser par une sorte d’auto-humiliation publique censée ranimer, reconquérir leur rares amours indifférents, alors elles déclament des chansons d’amour tragiques, quelquefois réussies.
Aujourd’hui d’autres ont pris le relais. Gianna Nannini, malgré son physique masculin carrément anti-bimbo est capable d’envolées lyriques qui me touchent beaucoup plus que les wo-men in black pré-citées.
