Commentaire de Jason
sur N'en jetez plus...
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Dans cet article il y a un auteur et un commentateur : bonjour à vous deux, je ferai le troisième larron.
L’article commence par des propos sur la bourse et bifurque vers les différents hommes politiques qui pourraient incarner le scénario gouvernemental. Acteurs différents, mais même film.
Je commencerai par les propos sur la bourse. Pour une entreprise, c’est l’appel à l’épargne publique, et on nous rebat les oreilles avec le yoyo des valeurs plusieurs fois par jour. Ce système est une petite merveille financière qui consiste à emprunter de l’argent sans bourse (si j’ose dire) délier, en promettant un dividende dont le montant est décidé par l’entreprise, et permettant de parier sur la valeur de l’actif détenu par l’investisseur. Donc on se fait peur, on rêve, on fait des promesses et ça peut rapporter à condition d’être bien informé. Des professionnels en vivent. Les bourses servent, nous dit-on, de baromètre de l’économie qui fluctuerait au gré des croyances ou de l’esprit d’aventure de la faune boursière.
Bifurcation de votre article sur les personnages politiques, mais ce n’est pas un reproche, les deux, bourse et politique étant liées par leur racine commune qu’est la croyance, l’effet d’annonce et la volatilité des opinions.
La course au pouvoir est donc en marche. Mais que pourront faire l’homme ou la femme providentiels dans un pays où les prélèvements fiscaux sont les plus élevés parmi 30 pays de l’OCDE, après le Danemark toutefois ? Quelle manne devront verser aux entreprises les nouveaux élus pour continuer à activer l’effet d’aubaine ? Quelles proclamations sur la productivité et la compétitivité nous faudra-t-il encore entendre, langage qui dissimule une pression sur les salaires sans relâche ? Qu’entendra-t-on encore sur la nécessité d’une relance par l’offre alors que la demande est atone en raison d’une fiscalité étouffante et d’un chômage galopant ? Quelles promesses de réduire les dépenses de l’état faudra-t-il avaler alors qu’aucun budget ne peut être comprimé en raison du clientélisme électoral ?
La liste des « on ne peut rien faire, c’est les autres, l’Europe, la finance, la mondialisation, la fatalité des choses et du système, etc. » va être introduite dans l’enfumoir politique.
Le spectacle va continuer et l’imposture nationale ira son petit bonhomme de chemin.
Désolé, mais je ne peux plus voir ce spectacle, surtout depuis le temps que ça dure.
