Commentaire de bakerstreet
sur Le prix du cochon
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@M de Sourcessure
Tolstoï était très projectif. Un jour il se prenait pour un saint, un autre pour un porc. Il en avait l’esprit aussi tournebouchonné qu’une queue de cochon.
Ce qui fait qu’il nous a donné « Guerre et Paix », où il a pu répandre sa bile sur Napoléon, et vanter le maréchal Koutozov. Noir et blanc, et un peu le rouge et le noir, même si c’est pas lui qu’a écrit ce dernier. Rien que des chefs d’oeuvre, mais le mieux, c’est Anna Karénine, qu’il ne pouvait pas supporter, et qui a pris son indépendance, en dépit de son propre grès...Tout à fait le bonhomme !
J’ai lu dernièrement un très bon billet d’Orwell à son sujet. Tolstoï en dépit de toute logique, ne pouvait pas saquer Shakespeare. Surtout « le roi Lear. » Chaque fois qu’il avait un ami à dîner, il lui demandait : « Vous avez lu le roi Lear ? Une merde, n’est il pas ?.... »
Orwell émet l’idée que Tolstoï se reconnaissait en fait dans le roi Lear, avec ses défauts, sa vanité...Il est d’ailleurs troublant de constater qu’il a finit exactement comme le vieux roi, partant seul dans la lande, juste avec son bouffon, chassé des son palais...Lui partira tout seul, dans le froid, et sera reconnu près d’une gare, dans laquelle il mourra, d’une pneumonie, quelques jours plus tard...
Si c’est pas du lard, c’est du cochon !
