Commentaire de Hervé Hum
sur Pourquoi les guerres ?


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Hervé Hum Hervé Hum 10 février 2016 10:55

@Joseph

Bon, je suis allé faire un petit tour pour voir l’expérience de Tajfel, pas pris le temps de l’analyser vraiment.

Car il ne faut pas se contenter de regarder les résultats, il faut aussi prendre en compte tout le protocole expérimental et là, les résultats ne sont plus aussi évident en soi, car cela oblige à faire des expériences contradictoires pour vérifier que cela se passe systématiquement ainsi.

Autrement dit, l’expérience de Tajfel (et de l’autre expérience mis en lien) met un intérêt à favoriser son groupe via le biais de l’argent ou de la notation positive/négative. Ce qui signifie, que le résultat est influencé par cet intérêt.

Mais que ce passe t-il si l’expérience consiste à mettre en évidence l’intérêt de s’associer à l’autre groupe plutôt que de s’en dissocier, ou si vous préférez, de s’en rapprocher plutôt que de s’en éloigner ?

Et vous verrez, que dans la réalité, un groupe social va se rapprocher d’un autre groupe selon qu’il y trouve intérêt.

Ainsi, les propriétaires économiques portent une attention particulière au groupe social salarié, mais aux postes de directions et de recherches, soit, le groupe social disons des universitaires. Ceux qui sont reconnus comme dépositaires de l’intelligence et du savoir. Tant que ce groupe des universitaires pense trouver son intérêt à se maintenir proche des propriétaires économiques, la situation a peu de chance d’évoluer, mais qu’il pense au contraire que son intérêt est de se rapprocher de la classe laborieuse et alors s’en est fini des propriétaires économiques l’astuce consistant à faire la confusion entre classe laborieuse et lumpum prolétariat).

Ainsi, la noblesse s’est rapproché de la haute bourgeoisie jusqu’à l’intégrer et réciproquement. Celle ci intégrant à son tour les meilleurs éléments du prolétariat (rémunérations des cadres dirigeants en millions d’euros les faisant passer dans le groupe des propriétaires économiques !)

Ainsi, cette même bourgeoisie (en France toujours) était anticléricale de la révolution jusqu’à la fin du XIXème siècle, pour ensuite devenir une ardente défenseure de l’église.

maintenant, il est tautologique de penser qu’en s’identifiant à un groupe on voudra le valoriser plutôt que le dévaloriser. Mais que cette valorisation se fasse systématiquement au détriment de autres groupes est totalement faux, cela dépendra de l’intérêt que le groupe y trouve.

Donc, on ne peut en aucune manière séparer l’existence d’un groupe à l’intérêt qu’il a d’exister en tant que groupe. C’est consubstantiel, car sans la notion d’intérêt, le groupe perd sa raison d’être en tant que tel, car on se regroupe précisément par intérêt réciproque, même quand dans le groupe se met en place une hiérarchie, même si cette hiérarchie est dure.

L’extrait que je vous ai recopié dans mon précédent commentaire, montre par contre que la cohésion d’un groupe se fait sur le principe de la réciprocité et non de la discrimination. Cette dernière ne pouvant s’appliquer vraiment qu’envers les groupes extérieurs pour pouvoir considérer ses membres comme inférieurs et justifier l’arbitraire, sans déroger à l’éthique relativement aux membres de son propre groupe.

Le problème posé par la déclaration universelle des droits de l’humain, stipulant que tous les groupes sont égaux entre eux a été résolu « naturellement » par l’arbitraire de la propriété économique.

Autrement dit, si on ne peut plus discriminer un être humain en raison de sa peau, culture ou naissance, il continu de l’être par la propriété réduite aujourd’hui à la possession de l’argent. C’est à dire que celui qui possède un capital autoproductif (rentier) possède uniquement des droits (de créance), tandis que celui qui ne possède pas un tel capital et jusqu’à celui qui ne dispose d’aucun moyens de revenus, dispose un peu des devoirs, jusqu’à ne détenir que de la dette et aucun droit.

C’est ici une escroquerie intellectuelle non conscientisé qui veut que détenir l’argent, c’est détenir la créance et tous les droits, tandis que ne pas détenir d’argent est détenir la dette et tous les devoirs qui vont avec. Bref, il suffit de ne pas avoir d’argent pour être déjà en dette. AInsi, un enfant dont les parents n’ont pas d’argent se doit déjà de payer la dette de ses parents en crevant de faim, de froid ou de n’importe quoi lié à sa dette.

Ce que je me « tue » à vous dire, c"est que le groupe social dominant grâce à la propriété économique, ne peut pas trouver d’intérêt à se rapprocher des autres groupes parce que cela signifierai la destruction de son groupe. Il est donc vain de penser le faire coopérer. Il peut absorber les meilleurs éléments des groupes inférieurs, mais pas s’associer. Par contre, lorsqu’il pense sa situation menacé, il va utiliser le nationalisme et la menace extérieure au groupe social étendu à la nation, pour éliminer la menace des groupes intérieurs (actuellement, c’est le but des guerres au moyen orient).

Par contre, si on considère que l’esprit de domination fait partie de la nature humaine, alors, on peut effectivement le catégoriser en tant que groupe lié à cette nature, mais dont on lui montrera que son intérêt est d’être utile aux autres groupes par la coopération et non par l’exploitation, car là, il entre en conflit avec les autres groupes. Mais il ne verra l’intérêt de coopérer que si les autres groupes ont su s’imposer à lui.

Voyez, je viens d’abonder dans votre sens, mais en corrigeant quelque peu votre raisonnement selon le principe de relation de causalité.


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