Commentaire de HELIOS
sur L'impossible seconde Révolution Industrielle


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HELIOS HELIOS 6 mars 2016 20:54

@Robert Bibeau

… merci pour votre réponse…

Juste un « court » commentaire : vous ne pouvez pas accuser les autres sur des intentions et justifier votre position également sur des intentions.

Alors voila :

Votre point -1-

… Supposons que tout le monde soit égal, 0 capital, 0 formation… un monde sans parents, sans famille, sans héritage… des nouveaux nés dans un monde nu. A l’adolescence il y aura toujours ceux qui seront plus beaux, ou plus grands, ou plus fort.. . ou plus intelligents peu importe… il y aura donc ceux qui sauront tirer le meilleur parti d’une situation qui va se présenter… puis plus tard, sauront ensuite en conserver le fruits, soit par prudence, économie et autres choix. Personne n’est ni identique ni égal…. C’est pour cela qu’on parle d’équité et non pas d’égalité stricte.

Ceux qui auront accumulé du savoir faire et du pouvoir économique (le capital) pourront le dépenser ou l’investir dans des structures collectives pour lesquelles ils chercheront la contrepartie « travail » pour que le centre économique soit complet et fonctionnel.

Ceux qui n’auront « que » leur travail a apporter le feront… et TOUS chercheront a maximiser leur revenu.

A partir de là, les règles de la concurrence devraient s’appliquer, aussi bien dans la commercialisation des produits et services que dans l’offre de capital et l’offre de travail.

n  Normalement, l’offre de produit et service est proposée sur un marché concurrentiel et libre (supposons qu’il n’y a ni collusion, ni monopole)

n  L’offre de capital est très bien gérée a partir des mécanismes bancaires -auxquels tout le monde a accès dans les mêmes conditions- ce qui explique la bourse, les différentes formes juridiques d’entreprises etc.

n  L’offre de travail, par contre est très mal gérée actuellement car la mise en concurrence du travail écrase la valeur travail, d’autant plus que la productivité engendrée par l’organisation, les machines et les conditions locales tirent toujours plus cette valeur vers le bas… et que le travail ne se stocke pas !

Mais ce n’est pas parce qu’il y a excès de forces de travail pour laquelle la demande est toujours moins forte, que cela démontre une quelconque culpabilité du capital comme de l’entreprise.

Votre point -1- complément de réponse

Par contre, la valeur travail n’est pas une marchandise comme les autres parce que justement, nous avons crée une société intelligente (communiste ou libérale, peu importe) où le libre arbitre et les choix des uns n’est pas dirigé par une entité inhumaine, mais par des volontés individuelles.

Les uns préfèrent bien manger, d’autres moins travailler, louer plutôt qu’acheter, économiser plutôt que dépenser et/ou les mix de tout ça… etc… tous les choix sont dans la nature et c’est heureux. On ne peut donc obliger personne à respecter une autre volonté que la sienne.

Donc il a fallu établir des normes pour lesquelles le prix du travail soit capable de satisfaire a un plancher minimum… soit par un « smic » soit par des cotisations sociales qui financent des services d’états rendus a ceux qui ne les choisiraient pas ou parce que la solidarité est le seul moyen de les financer.

Et la nous rentrons dans le vif du sujet :

Votre point -2- préalable

Votre point -3- inclus ici dans le préalable 

Comme pour la diversité des hommes, les structures locales – ie la société humaines – sont hétérogènes et en fonction des cultures, des choix économiques, sociaux, humains ont été fait. L’exemple de la Pologne (je ne sais pas si c’est vrai ni même si c’est pertinent) et de ne pas « soumettre » a la solidarité, par exemple, le système de santé, alors que la France le fait. Dans ce contexte, la valeur travail est différente puisque chaque polonais doit financer personnellement sa santé… alors qu’en France, c’est la solidarité qui se finance par des cotisations sociales partagées entre l’employeur et le salarié ainsi que tous les autres revenus (CSG = contribution sociale généralisée).

A partir de là, si le marché est ouvert sans règle, il est évident que : comme vous sur un marché, vous allez choisir vos légumes sur un critère économique (rapport qualité/prix) et les entreprises, pas plus que vous, pas plus que le système le permettant, ne sont a blâmer

C’est cette absence de règles qui fait qu’il existe une « dumping social… je traduis dumping social c’est se fournir là ou la valeur travail est la moins couteuse justement parce que les règles locales ne sont pas homogènes d’un pays a l’autre)… il n’y a pas de volonté d’organiser un dumping social si ce n’est respecter les choix nationaux des uns et des autres.

Votre point -2- réponse

A défaut de pouvoir les rendre plus homogènes, ce qui est ni possible ni souhaitable… ce sont des choix de société des uns et des autres, il faut se servir de ces frontières de choix pour établir des règles d’équilibre dont je vous ai parlé lors de mon premier commentaire.

Puisque la France a choisi la solidarité il faut que les acheteurs de travail payent le juste prix français et s’ils préfèrent acheter polonais, il faut qu’ils participent néanmoins a la solidarité… ce qui est actuellement impossible.

En aucun cas il faut payer plus cher le polonais, car cela déstabiliserait le choix polonais… la seule solution c’est de respecter le prix polonais complet salaire plus charges polonaises payée en Pologne et participer a la solidarité français en payant les charges française. Comme on ne va pas les faire payer deux fois, on ne prendra alors que le différentiel qui doit être versé a l’état qui se chargera alors de les repartir selon les règles nationales.

Ce sont les mêmes mécanismes que ceux qui fonctionnent actuellement pour les cotisations françaises qui collecteront les charges des travailleurs étrangers lorsqu’il y a excédent.

Votre point -3- (voir ci-dessus)

Votre point -4-

Je devrais ne pas répondre a ce point qui n’est pas factuel mais interprétatif. Ce texte sert a répondre a votre point -6-

Si un choix démocratique (supposons démocratique) est fait, vous ne pouvez au nom de votre interprétation le contester. Il y a élection dans la majorité des pays… les représentants des électeurs se retrouvent au sein d’un parlement et exécutent la volonté des citoyens. On peut supposer qu’un système communiste n’a pas de représentants politiques, mais sociaux, et s’ils sont élus c’est la même configuration !

Parler ensuite de détournement de démocratie, c’est toujours possible, mais cela n’a rien a voir avec le capitalisme, le travail etc, cela a voir avec les fonctions du pouvoir qui n’est pas soumis a un quelconque contrôle intermédiaire (en cours de mandat) pas plus qu’une sanction citoyenne lors de la faillite d’une gouvernance.

A ce niveau, les citoyens sont autant responsable que la classe politique, car au final, c’est bien eux qui mettent les bulletins dans l’urne et, pour la France actuellement, c’est bien eux qui depuis 40 ans refusent de choisir en dehors des deux partis dominants.

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