Commentaire de Jean Pierre
sur Evolution, création et droits de l'homme
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@Bernard Mitjavile
Réduire une personne à un animal a toujours été une façon de déshumaniser cette personne. La propagande nazie traitait les juifs de « rats ». La radio « mille collines » du Ruanda chauffait les esprits et parlait de « blattes à écraser » à propos des Tutsis. C’est en raison de telles références historiques, ou la déshumanisation de l’ennemi dans le langage précède parfois son extermination physique, que les insultes envers Taubira ont soulevé un tollé amplement justifié. Dans d’autres contextes n’impliquant pas de connotations péjoratives, racistes ou haineuses le rapprochement avec un animal peut être au contraire affectueux et respectueux. Dire « mon lapin » ou « mon poussin » a un être aimé ne créé aucun problème. C’est une question de contexte.
Que des chrétiens proches de l’extrême droite inculquent à leurs enfants un système d’insultes racistes visant à déshumaniser un adversaire politique pose un véritable problème. On sait exactement quel est le contexte et on sait exactement d’ou vient l’insulte.
Si vous ne comprenez pas les implications des insultes envers Taubira, si vous ne voyez pas la haine raciste qui les inspire, vous ne comprenez décidément rien à rien. Et encore une fois, que vient faire Darwin, la dedans ?
