Commentaire de marmor
sur ... centrisme
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Il n’y a aucune porosité, passé un certain âge, et le temps où l’on est poreux remplit ; quand on est plein on s’avance tout ego dehors, avec ses certitudes mais ses complexes, ses peurs, ses manques, qui pourtant sont d’une lisibilité parfaite. Je parle du profond de soi parce que le savoir se peaufine, s’accroît, se transpose, mais la connaissance de soi ne profite pas de cette manne. On est, et puis voilà. Il faut, et encore pas pour tout le monde, de sérieuses épreuves pour changer tout ça.
Une telle force de pensée me laisse pantois ! Freud, Kant, Bergson étaient des petits garçons, car j’arrivais à les comprendre à peu près. Là, j’avoue, je bute, trébuche, je comprend tous les mots mais pas le texte, et quand je dis le texte, c’est tout le texte... L’étude des grands philosophes ne m’aura sans doute pas assez ouvert la comprenette. En fait, mettre des mots savants, ou rares, les uns à côté des autres , cela donne des phrases.... Un peu comme la pissotière de Marcel Duchamp qui devient une oeuvre exposée au Louvre... L’auteur est le Duchamp de la littérature analytique, et moi, le rustre du bulbe, je vais passer pour un goujat, enfin quoi, merde ! comme dirait l’intelligentsia de gauche du café de flore, en récitant du Botul dans le texte, ou en s’extasiant devant le tableau de Boronali !
