Commentaire de njama
sur Pendant que des bobos se parent du hidjab, des femmes libres sont tabassées…


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njama njama 23 avril 2016 11:53


La dhimmitude est un néologisme chère à la sioniste Gisèle Littman-Orebi, (pseudo Bat Ye’or) disciple de l’historien, sociologue et théologien protestant Jacques Ellul qui dénonce en termes hostiles une incompatibilité entre le judéo-christianisme et l’islam et le danger que constituerait ce dernier pour l’Occident, dont elle est l’auteur, est en fin de compte surtout une histoire fiscale !

oh, les pôôôvres Gens du Livre devaient payer l’impôt ! dès qu’il s’agit de payer des impôts, ce n’est pas nouveau, dans tous les pays, nombreux sont ceux à s’en plaindre  surtout les riches.

Le (pôôôvvvre) dhimmi (en français « allié » ou « protégé » = les non-musulmans) devait payer deux impôts : capitation ET foncier ... cela nécessite quelques explications :

L’argent est une réalité de l’État ! donc l’impôt.
N’allez pas croire tout de même que ceux qui étaient à la place des califes omeyyades avant ne faisaient pas payer d’impôts et que c’était un paradis fiscal !

la capitation est le mode ordinaire d’appellation de l’impôt à l’époque par tête d’homme pubère.
Un impôt pratiqué dans la Rome antique et par les administrations byzantine et surtout perse, ainsi qu’en France pendant l’Ancien Régime et dans les empires coloniaux européens. Le terme dérive du latin capitatio (« taxe par tête »)

« Umar II, d’où le fameux Pacte d’Umar (717), succède à son cousin Sulaymān en 717. C’est un calife à la position particulière dans la dynastie, du fait de sa sagesse et de sa piété, étant parfois le seul à être reconnu calife par la tradition ultérieure. ʿUmar II est notamment honoré pour avoir lutté contre les problèmes fiscaux concernant la conversion à l’islam. En effet, à cette époque, le Califat omeyyade est peuplé majoritairement de chrétiens, juifs, zoroastriens, etc. Leur conversion n’est pas forcée, mais ils sont sujets à des taxes plus élevées que les musulmans, d’autant plus qu’une fois convertis, on prélève sur eux la capitation (ǧizya) comme s’ils n’étaient pas encore musulmans. D’un point de vue financier, la conversion massive diminuerait les revenus de l’État, et certains gouverneurs découragent les conversions à l’islam, mais ʿUmar II tente de résoudre le problème, insistant sur l’égalité de traitement entre musulmans arabes et non arabes, et enlevant les obstacles à la conversion des non Arabes à l’islam. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Omeyyades#L.27expansion_territoriale

La djizîa ou djizîat, suivant les transcriptions, est l’impôt que devaient payer les hommes pubères non-musulmans (dhimmis) en âge d’effectuer leur service militaire duquel ils étaient dispensés. Du point de vue des souverains musulmans, la jizya était une preuve matérielle de l’acceptation par les non-musulmans de la puissance souveraine et de ses lois, de même que pour les habitants il s’agissait d’une continuation concrète des impôts payés sous les régimes antérieurs. Elle n’était d’ailleurs pas plus élevée que sous la domination romaine. En échange, les dhimmis, majoritaires dans les territoires nouvellement conquis, avaient le droit de pratiquer leur religion, bénéficiaient d’une certaine autonomie de gestion, étaient en droit d’exiger la protection du souverain musulman contre les agressions extérieures, étaient exemptés de service militaire et de l’obligation musulmane de verser l’impôt islamique annuel nommé zakat.

Avec la conversion progressive de non-musulmans vers l’islam, la source de revenu que représente la jizya baisse. Pour compenser, les juristes font prélever l’impôt foncier, la kharaj, non plus en fonction du statut du propriétaire mais de ses terres.

Nouvelles règles d’Umar II (719)
Cependant, suite aux conversions en masse des chrétiens et des zoroastriens à l’Islam, la base taxable du Califat commença à sérieusement s’éroder, alors même que le calife omeyyade Suleiman ruinait le califat dans une grande expédition contre l’empire byzantin. Afin de résoudre ce problème, Umar II édicta en 719 que les terres sur lesquelles le kharâj était payé ne pouvait pas être transmises à des musulmans, qui pouvaient louer ces terres mais devaient alors payer le kharâj dessus. Cette réforme eut pour conséquence qu’avec le temps, le kharâj était payé sur la plupart des terres, quelle que soit la religion du cultivateur.

Les réformes de Umar II furent finalisées par les Abbassides et fondèrent les principes généraux du régime fiscal des pays musulmans. Kharâj devint un terme générique utilisé pour désigner toutes sortes de taxes.

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Faut-il en déduire qu’un certain nombre de conversions l’auraient été pour payer moins d’impôts ? smiley
La Pacte d’Umar est donc une affaire politique, et non pas une affaire religieuse.


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