Commentaire de Daniel Roux
sur Hans Jonas, Le principe responsabilité


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Daniel Roux Daniel Roux 12 mai 2016 10:01

1959, la guerre froide, la bombe à hydrogène, la grande peur de la guerre nucléaire, pour situer l’époque.

Comme beaucoup de penseurs, mais pas seulement, Hans Jonas a pris conscience que la volonté de puissance et de domination inhérente à l’homme, associé à la puissance destructrice des nations, pouvaient conduire l’homme à sa propre destruction.

L’éthique du respect, le principe de responsabilité sont-ils compatibles avec la nature humaine ?

Certainement, si les humains étaient des êtres doués de raison et dépourvus de passions, mais ce n’est pas le cas. Bien au contraire même lorsque l’on considère les hommes de pouvoir, ceux qui le désire, qui le conquiert et qui l’utilisent pour satisfaire leurs passions et leurs désirs.

Peu importe au fond le nombre d’hommes sages, maîtrisant leurs passions si un seul homme peu entraîner tout un peuple dans sa folie.

Si le lecteur veut bien considérer les structures de décision des principaux pays, les plus importantes sont prises par un seul homme, le chef de l’exécutif. Si cet homme est un sage, ses décisions seront sages, si c’est un fou, ses décisions seront folles.

Aux US, Truman, seul, a décidé d’utilisé la bombe atomique sur 2 villes japonaises.
En URSS, Staline, seul, a décidé de s’allier à Hitler pour envahir la Pologne et déclencher la seconde guerre mondiale.
En France, Jules Ferry, seul, a décidé de lancer la France dans une politique de colonisation.

Tous les pays et toutes les époques sont concernés.

Nous voyions bien que quelque soit les garde-fou institutionnels mis en place dans les constitutions, ils sont contournés par la corruption, les menaces, la force, l’assassinat.

Pour changer notre funeste destin, il faudrait changer les modes de sélection de ceux qui doivent gouverner de façon à ce que ce ne soit pas le plus avide de pouvoir, le plus fou qui l’obtienne mais le plus sage.

Perso, je n’y crois pas. Il faudra boire la coupe jusqu’à la lie. Quant à la Nature, je ne suis pas inquiet pour elle, elle s’en remettra en quelques millions d’années.

Cet plaisanterie ne ferait plus rire personne aujourd’hui :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-boulet-43253


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