Commentaire de averoes
sur Le Malheur Arabe
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Bonjour.
Ce billet qui peut se résumer en une lapalissade : les Arabes ont subi deux siècles d’humiliation faite, au mieux de subordination vassale, au pire d’asservissement et de colonisation ou de néocolonialisme. Et il s’achève sur une note d’optimisme consistant à leur expliquer que le chemin pour sortir des limbes du sous-développement réside moins dans le refuge dans le bigotisme religieux ou dans la sempiternelle glorification d’un passé plus ou moins mythifié que dans la mise en branle d’un processus de régénérescence mettant à profit leurs atouts naturels (oui, mais lesquels ?).
En revanche, l’auteur ne semble pas avoir tenu compte d’une réalité double : d’une part, dans son truisme et son optimisme béat, parle-t-il des peuples ou de leurs élites dirigeantes ? Car, la non reconnaissance des deux pôles de cette réalité ne peut que fausser l’analyse. Et d’autre part, au nom de quel moralisme doit-on penser que les puissants de ce monde laisseront aux nations sous-développées, et a fortiori à la nation arabe, toute latitude pour entamer leur processus de développement, lequel affranchirait inexorablement les seconds de la tutelle des premiers ? Cette négligence de l’auteur achève de signer la naïveté de son analyse.
Bien à vous.
