Commentaire de Gandalf
sur L'euro-fédéralisme, ou le lit de Procuste
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Toute dissertation méritant une antithèse, permettez-moi au moins d’avancer l’argument suivant.
Le choix souverain d’un peuple a des conséquences certaines sur ses voisins ou partenaires.
L’idiome bruxellois serait censé le neutraliser d’une certaine façon. D’où l’impuissance que vous relevez.
Mais on se souviendra d’un traité de Versailles, où la France espérait neutraliser l’agressivité allemande par le surendettement.
Et cela ne m’étonnerait pas que, Bruxelles, toujours fortement cautionné par nos classes politiques dirigeantes, soit le prétexte de cette neutralisation, sans percevoir clairement l’insoutenabilité à terme des conséquences intérieures.
Pas forcément les décisions souveraines des peuples, mais bel et bien des classes politiques.
Ou Bruxelles, Janus de nos politiques qui ont peur de leurs propres impuissances, de leurs propres responsabilités, de leurs propres peuples, des conséquences inenvisageables de leurs propres actes, auto-satisfaits de se soulager de la charge en n’étant plus que dans un rôle de communication et de représentation. Car la démocratie réclame plus d’effort de séduction que d’autres régimes politiques, peut-être.
