Commentaire de fredm
sur Régalien, vous avez dit régalien ?


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fredm fredm 8 mars 2007 15:04

Comme l’a souligné un commentaire, vous avez effectivement oublié l’émission de la monnaie dans l’inventaire des missions régaliennes de l’Etat.

Ainsi que l’a souligné un autre commentaire, régalien vient du latin regis c’est à dire « du roi ». Les missions régaliennes sont donc les missions propres au Roi ou à l’Etat aujourd’hui. Il s’agit des missions qui ne peuvent pas être du ressort d’un autre car elles fondent la souveraineté de l’Etat. Si l’Etat ne rend plus justice ou n’assure plus la Défense, l’Etat n’a plus de raison d’être !

Donc on ne peut pas mettre dans le même panier ces missions régaliennes et les autres missions que vous citez telles que l’environnement, le nucléaire ou les transports. Dans ces divers domaines, il s’agit en fait de choix stratégiques ou de choix de société.

La question est donc clairement posée : hors les missions régaliennes, quel doit être le périmètre d’intervention de l’Etat ?

Je pense pour ma part que la solution est dans le principe de subsidiarité. Quel que soit le sujet, il faut se poser la question de savoir quel est ou quels sont les acteurs les plus efficaces pour répondre au problème.

Nous libéraux faisons à priori plus confiance aux initiatives privées qu’à l’administration pour traiter un problème donné. Nous considérons que le secteur privé ou l’individu obtiendra des résultats bien meilleurs que l’Etat ou toute autre administration publique.

Mais ce n’est pas parce que nous avons cet état d’esprit que nous refusons toute intervention de l’Etat ! Il me parait évident, par exemple, que les infrastructures (routes, voies ferrées, ...) ne sont pas « privatisables ». Par contre, le service rendu à partir de ces infrastructures, lui, peut être concédé à une ou plusieurs entreprises privées.

Et donc il ne s’agit pas de savoir si l’environnement est un sujet national ou si l’énergie est un domaine stratégique. Il s’agit de savoir comment on traite ces sujets au mieux.

Le fait est qu’en France, l’interventionisme de l’Etat dans tous ces domaines n’a donné que des résultats moyens voire nuls. Et vue la dette, au prix fort !

Il faut donc en tirer les conséquences et arrêter de considérer l’Etat comme la meilleure solution à tout.


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