Commentaire de JC_Lavau
sur A quand la médecine quantique ?
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@pemile. De toutes façons, ça faisait quelque temps déjà qu’on avait répondu à la duguéenne question, et que c’était public :
http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Microphysique_contee.pdf
§ 1.1, page 10/255.
Le onzième postulat subreptice et clandestin est le Postulat magique et surnaturel, ou si vous préférez farfadique1 et poltergeist : Postulat que chaque quanton (électron, photon, proton, neutron, etc.) est exempté de toutes lois physiques, mais que magiquement, en grands nombres sa statistique rejoint des lois physiques, tout en perdant progressivement les caractères corpusculistes qu’on lui postulait. Jamais ils ne disent quel serait le miracle physique qui transformerait leur pas de loi individuelle en une loi collective.
1 Farfadet : nain mythologique, pouvant apparaître et disparaître à sa guise.
Poltergeist, mot allemand désignant un esprit frappeur. Même genre de mythologie populaire.
Page 146/255, § 8.13 :
Or peut-on écranter le
bruit de fond Broglie-Dirac ? Rien du tout, pas plus qu’on ne peut
écranter la gravité. Avec tout ce clapotis d’ondes brogliennes,
qu’il est impossible de suivre par aucune instrumentation, il est
impossible de prédire quand et quelle transaction
émetteur-milieu-absorbeur va se produire. En aucun cas les
frontières d’un système quantique réel ne sont à notre
disposition : elles sont intrinsèquement lointaines, floues et
fluctuantes. La désexcitation d’un atome, ou de son noyau s’il est
instable ne peuvent être prédites que de manière statistique, sur
les grands nombres. Seul le grand nombre peut statistiquement effacer
les fluctuations du bruit de fond broglien. Seuls les grands nombres
mettent en évidence que la plupart des très très nombreux
absorbeurs potentiels sont d’impédance équivalente, vus des
émetteurs, excepté s’ils présentent des résonances fréquentielles
précisément accordées sur la fréquence qu’on émet vers eux. Or,
malédiction des astronomes (!), la thermodynamique implique que les
émetteurs sont beaucoup moins nombreux et bien plus facilement
repérables que ne le sont les absorbeurs. C’est ce qui excuse le
déni des absorbeurs par la chapelle dominante des
anti-transactionnistes. Excuse un peu faible quand même, depuis
qu’on connaît avec Fraunhofer les raies sombres ou raies
d’absorption dans la couronne solaire, et leur interprétation par
Kirchhoff, toujours au 19e siècle ; ce qui fut formalisé
ultérieurement par les coefficients d’Einstein, en 1916.
Ce
débat avait déjà eu lieu sur Usenet avec Bernard Chaverondier et
Didier Lauwaert en décembre 2003, mai 2004, janvier 2008, juin
2008...
On résume : fin de l’illusion, vous ne pouvez pas
délimiter ni isoler un système à l’échelle microphysique, ou
quantique. La complexité sauvage de son environnement persistera à
déjouer nos ruses d’expérimentateur.
Les espoirs de manipuler suffisamment l’environnement pour au moins mettre en évidence cette affirmation sont minces : les fréquences impliquées dans le bruit de fond broglien sont largement au delà de nos moyens expérimentaux. De plus, le théorème de la variété nécessaire d’Ashby prouve qu’on n’aura pas d’accès expérimental au détail du bruit de fond broglien. Nous sommes très très loin du compte, et à jamais.
Une seule mesure directe de la fréquence électromagnétique de l’électron existe, menée à l’ALS de Saclay : http://aflb.ensmp.fr/AFLB-331/aflb331m625.pdf
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