Commentaire de Bertrand Loubard
sur Touche pas à mon blasphème
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@alinea
Merci de votre commentaire.
Je ne parlais pas du prêtre mais de la surenchère de « bons mots » à propos de sa mort.
Je ne comprends pas non plus l’apport du blasphème ni à quoi ni à qui que ce soit !
Il est bien évident aussi que s’abstenir de blasphémer ne cause pas de préjudice grave et difficilement réparable à qui que ce soit. Il ne s’agit pas, en s’abstenant de blasphémer, de faire subir à qui que ce soit un traitement cruel, injuste et inhumain. Ne pas blasphémer ne produit pas une atteinte à la liberté d’autrui. Ne pas blasphémer n’est effectivement que gérer sa propre liberté et en faire un usage approprié. Ce n’est pas parce qu’il n’existe pas de lois interdisant le blasphème qu’on peut et qu’il faut le proférer : tout ce qui n’est pas interdit n’est pas forcément obligatoire et dire je ne suis pas « 9/11 » ou « »Charlie, n’est pas une allégeance aux terroristes. Car, s’il s’agit de libérer certains de pratiques et de croyances que nous estimons « dangereuses », il faudrait qu’on se rappelle que cela a conduit à quasiment toutes les guerres : celles de religions aux croisades, celles du colonialisme et celles de l’impérialisme. Je crois aussi qu’on peut blasphémer avec n’importe quoi, mais pas avec n’importe qui, ni n’importe où, ni n’importe quand, ni surtout pour prouver quoi que ce soit à autrui....Il y a d’autres moyens à explorer pour exprimer son point de vue, moyens qui passent par l’approfondissement de sa propre culture et donc la prise en compte de ses propres différences vis à vis de celles des autres.
