Commentaire de Christian Labrune
sur La rhétorique du fléau
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@Taverne
Vous pouvez bien vous baigner en redingote si ça vous chante, ganté et même coiffé d’un haut-de-forme, tout le monde rira et sera très content. Si en revanche vous avez peint une croix gammée bien blanche sur le noir du chapeau, les baigneurs risqueront de réagir d’une tout autre manière. SI vous ne comprenez pas pourquoi, dites-le, je vous expliquerai.
La burqua, le burkini, et un certain nombre d’accessoires du même tonneau, combien de fois faudra-t-il vous le rappeler, ne sont pas des vêtements, mais des étendards de l’islam, et l’exact équivalent du drapeau noir de l’état coranique.
Si j’étais musulman, en ce moment, je n’aimerais pas trop qu’on pût me confondre avec les massacreurs de Nice ou du Bataclan, je m’efforcerais d’être discret. Méprisez-vous les musulmans au point de croire qu’ils seraient si cons qu’ils ne comprendraient pas ce que cela signifie, d’exhiber certains symboles.
A la manifestation des « Chinois », il y a quelques semaines, entre la République et la Bastille, on agitait frénétiquement des milliers de drapeaux tricolores. Il me semble bien que ce n’était pas tout à fait par hasard, que cela signifiait une intention particulière, toute différente de celle que manifeste le burkini. SI vous ne voyez pas laquelle, dites-le, j’essaierai de vous expliquer ça.
