Commentaire de velosolex
sur Plus Gaulois que moi...
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Cependant Zen, même si je comprend votre propos et la critique de l’utilisation politique de ce genre de sortie, qui prend comme un certain humour un sens différent selon les gens avec lequel on le pratique, je me garderai bien de faire le procès d’un certain enseignement de l’histoire, à l’ancienne. Ce sont ces images naïves, avec les tableaux d’Épinal que l’instituteur accrochait au fond de la classe, et qui nous faisait rêver, nous donnait envie d’en savoir davantage. Nous sommes là au cœur de l’enseignement : Donner envie, mettre du verbe, des effets, et pourquoi pas un peu mentir et schématiser, comme tout conteur.
C’est sans doute passer pour un réactionnaire que de faire l’apologie de cette ancienne conception, mais elle avait bien des intérêts, liés à sa capacité d’entretenir des charnières, des images, des dates à partir desquelles on pouvait ensuite cultiver le jardin...Il en est de même un peu pour toutes les disciplines d’ailleurs.
Il faut d’abord créer le ravissement, le mythe. La connaissance de l’histoire par Braudel , le goff, Duby, vient ensuite. Mais eux même restent de merveilleux conteurs, des interprètes du songe collectif. Etre Français est une chose simple dans le fond à définir : C’est celui de partager une langue, et d’aimer un pays et sa culture. Tous les ingrédients y travaillant sont les bienvenus, pourvus qu’ils n’entretiennent pas la haine, et le rejet de l’autre. Ce n’est pas pour rien que notre pays a fait rêver pendant si longtemps, car la révolution a travaillé à un idéal d’ouverture, et de promesses. Pas toujours atteintes, toujours en travail et en opposition. Mais ne jetons pas le gaulois avec l’eau du bain.
