Commentaire de Christian Labrune
sur Fidel - l'Humaniste
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A l’auteur,
A Miami, la plus importante colonie cubaine aux Etats-Unis (600 000 personnes) est aujourd’hui descendue dans la rue en masse. Elle est aux anges et on s’amuse comme des fous parce que Fidel Castro, ce très sympathique vieux fumeur de gros cigares, n’aura plus jamais besoin d’allumettes.
A voir ce qui s’écrit sur cette page, cela paraît totalement inexplicable.
L’explication, la voici : cette colonie est constituée essentiellement de malades mentaux. Plus précisément, de pervers masochistes. Ils ont fui le paradis cubain et la grande liberté cubaine, choisissant délibérément un état totalitaire (la Floride) où ils seraient condamnés à vivre, privés de droits civiques, et ce ce qu’on appelle dans tous les régimes dictatoriaux, les « droits de l’homme », sous la surveillance constante de la police et dans la plus grande misère. Je n’ai jamais vraiment compris l’espèce de plaisir que les masochistes peuvent prendre à être battus, torturés, emprisonnés et constamment humiliés, mais après tout, soyons fouriériste : si ça leur plaît, c’est l’essentiel, et ne soyons pas masochistophobes !
C’est quand même, reconnaisons-le, une excellente illustration du « Discours de la servitude volontaire » d’Etienne de la Boétie.
J’ajouterai, en manière de confidence, que je viens d’allumer un La Paz (havane du pauvre), made in Bolivia, dont je me suis offert aujourd’hui, pour fêter l’événement, une double ration. Ah, la Bolivie ! Je me demande si le Che, à son terminus bolivien, fumait des cigares locaux ou encore des Havane, comme à l’époque où il mettait la main à la pâte quand il fallait exécuter beaucoup de monde après les procès à la Cabaña. Les Cubains, c’est fort attendrissant, l’avaient gentiment surnommé « Le petit boucher de la Cabaña ». Détail historique sans grande importance, me dira-t-on ! Mais quand il fallait trucider un ennemi de la révolution, je me suis quand même toujours demandé s’il faisait ça cigare au bec. J’espère qu’il avait au moins la décence, sinon de laisser le cigare dans sa boîte (je sais ce que c’est que l’addiction !) du moins d’enlever son béret, comme on le fait quand on entre dans une chapelle ardente. J’espère que parmi les spécialistes de Cuba qui hantent cette page, il se trouvera bien quelqu’un qui pourra me le confirmer. Merci d’avance. Sans cela, je risque d’avoir du mal à m’endormir, ce soir.
