Commentaire de philippe baron-abrioux
sur Enseignement : la mémoire perdue...
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@rosemar
Bonjour Rosemar ,
dans des articles précédents , vous avez déploré l’abandon (ou presque ) de l’enseignement du Latin et du Grec ancien .
auparavant, vous aviez insisté sur la valeur de l’effort dans tout apprentissage .
hier, vous postez un article pour regretter que la mémoire soit aussi peu sollicitée .
mais que dire aussi de l’abandon progressif des marques de respect et de courtoisie entre enseignants et élèves ?
je suis très étonné qu’un certain « jeunisme » permette que les élèves tutoient les enseignants de façon assez répandue et que les enseignants eux -mêmes pratiquent sur le même mode .
il me semble que cette manière de faire entraine beaucoup de confusion entre tous .
cette familiarité amène t elle quoi que ce soit de positif dans la relation et la transmission des savoirs mais aussi les savoirs être fondamentaux ?
on instaure une familiarité totalement fictive qui abolirait la distance dans la relation pédagogique entre enseignants et élèves : or cette distance existe bel et bien , quel que soit le registre de communication utilisé .
des règles de vie et de comportement basées sur un tel subterfuge expliquent peut être en partie les « dérapages » parfois violents dont sont victimes certains enseignants dans et hors des établissements où ils enseignent .
l’échec scolaire a de multiples explications qui s’entrecroisent et chacune contient des failles parmi lesquelles, peut être ,celles qui concernent les rapports à établir entre l’enseignant et ses élèves devraient être reprécisées de façon claire sauf à accepter le brouillage complet qui ne permet que peu d’acquisitions réelles et génère des climats de tensions préjudiciables à tous dans lesquels personne ne sait plus comment se situer .
bonne fin de journée !
P.B.A
